‹ La philosophie du siècle: criticisme-positivisme-évolutionnismeChapitre 15 sur 73 · Ibid,, pp. 581 et · texte numérisé non relu

Ibid,, pp. 581 et

sagesse pratique qui ont traBsformé les antiques habitudes spéculatives en rappelant les contemplations humaines à leur véritable destination et aux conditions de la réalité. » — « La saine philosophie, dit-il encore, combine intimement ses spéculations avec les notions populaires.... La méthode positive elle-même ne résulte que d'une heureuse extension de la sagesse vulgaire aux diverses spéculations abstraites. Ses fondements sont donc les mêmes que ceux du simple bon sens.... La philosophie positive constitue, sauf Tinégalité de degré, une identité mentale qui ne permet plus à la classe spéculatrice de s'isoler de la masse des travailleurs. Chacun doit concevoir qu'il s'agit de questions semblables, relatives. aux mêmes sujets, élaborées par des procédés analogues, et accessibles aux intelligences convenablement préparées, sans exiger aucune mystérieuse initiation ^ »

Il serait pour le moins aussi inutile de nier la part de vérité contenue dans ces idées de Comte, que de réfuter sa conception dans son ensemble, ou démontrer qu'elle fut également celle des épicuriens et des stoïciens, et celle que Reid, Beattie, firown, Dugald-Stewart et toute l'école écossaise ressuscitèrent vingt siècles plus tard sous une forme particulièrement attrayante. Le bon sens considéré comme dernier refuge contre le doute systématisé et généralisé des philosophes, n'est qu'une manifestation intéressante et curieuse, à plus d'un titre, du scepticisme sensualiste '.

Enfin « rincognoscible » du positivisme est vieux

\. CourSf I, pp. 545, 562.

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