V^iir partie II, chap. q, m et ir
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reli^oB? — Ban p»s «a foiml ée vue 4e aos aaoètites, assarémeot fnrt pea qniiiéfi po«r y répwdre, ttaû à notre point et vue noëeme, mei^B, «ombm nous le soanes, de toutes fiertés de ceoBaissaiioefi seieati* fiques, historiques et exégétiquee. A «ette question, me fienle pqponse 4eme«re aet»eUen«iC pofiBÎUe : Une Dd^on est ioagoiirs une igsoranoe de b véritaUe tmité, de la véritaUe synthèse nnmroette des ehofiesi, «ne ignorance qui, de grossière et répiignante à son premier degré, va s'affinant et se «uiitiiiBanit sans eesse, trayant de moins en moins les forces vives -fvi travaittent smmdenenit à la faire disparaître, et pemettant, en conséquence, à l'œuvre sociale dé se poursuivre, afix évolutions nécessaires de s'acconpiir. Pourquoi eoBtinuerions-«oos donc à eioployer cette phraséologie qni, si die ne seit pas à ^riMséder Tesprût par iles ptns étranges iliations, send^le vide de tout sens «et n'a ptas de valear inène en poésie^ cette déclanKatioii qui eoivsiste à faire sortir, ai^ee la Bible, la tanière des ténèbres, avec quelques moralistes, la v^ér^du juensonge ou de Terreur, avec les pfailosoplies ioaîfens, le chaMd du froid et ie sec de riraiiiide, et avec les ^historiens nnodemes, la culture intellectuelle que inous possédons, des croyances rekigiettses que nous n'avons plus lou que nous n'a^vions guère? Le «ophisme claseiqne du pwt koc, erff9 propter h&c pourrait, croyons-^nous, nous être épargné, ^u moins en si importante matièpe.
La formule de Comte se ressent non seulement de cet abus de langage, mats encore d'ione autre erreur qui va «ouvent de pair avec le sophisme contre lequiel nous luttons, et qui augmente la confusion des idées.
A l'époque même où Comte créait sa philosophie, cet autre préjugé du passé servit à Guvier pour combattre Lamarck. Il consiste à tirer des lignes de démarcation tranchées entre des faits naturels qui s'enchainent d'une façon insensible.
La loi des trois états ne se contente pas d'accorder aux conceptions synthétiques du dernier et suprême degré une préséance fictive sur les conceptions analytiques et les généralisations de la science, en laissant presque entendre qu'il y eut une époque où les premières étaient tout et les secondes n'étaient rien. Il ne lui suffit pas non plus de faire procéder celles-ci de celles-là et d'intervertir ainsi, quant au passé, Tordre naturel de filiation constamment observé dans le présent. Mais elle décrit en outre la théologie et la métaphysique comme deux régimes intellectuels essentiellement distincts, ou deux modes de philosopher qui, s'ils ne sont pas irréductibles l'un à l'autre (puisque Comte admet lui-même que la métaphysique est une modification de la théologie), restent du moins nécessairement incompatibles entre eux.
Le lecteur comprend bien que nous ne saurions partager cette façon de voir. L'évolution intellectuelle dont il s'agit résulte d'une suite de changements lents, de transformations à peine perceptibles. La théologie — ne nous lassons pas de le dire — est une métaphysique primitive, imparfaite et surtout plus homogène ou moins didérenciée ; et la métaphysique est une théologie plus affinée, plus subtile et surtout plus hétérogène ou plus différenciée. En ce sens il existe entre elles une parenté manifeste. On a toujours vu la métaphysique
s'ajouter simplement à la théologie. Plus hospitalière aux différeotes erreurs générales qui peuvent germer dans un cerveau humain, Tintelligence du métaphysicien n'est pas pour cela fermée aux erreurs spécifiquement théologiques. Bien au contraire, et un métaphysicien se double presque toujours d'un théologien. Comte en fait incidemment la judicieuse remarque à propos des penseurs athées qui rendent un culte inconscient à la déesse Nature. Et les agnosticistes modernes apportent, à leur tour, une preuve éclatante de cette vérité» N'invitent-ils. pas, en toute candeur, les hommes à venir humblement courber leur front devant le Deus ignotus des religions, passées, présentes et futures? Il faut constater, d'ailleurs, que Comte fournit lui-^ même quelques-uns des meilleurs arguments qui servent aujourd'hui à battre en brèche sa thèse fondamentale et favorite : que l'intelligence humaine est organisée de façon à passer successivement par trois phases , l'état théologique, l'état métaphysique et l'état positif, dans tous les genres de spéculations, sans en excepter celles de la science proprement dite ^ A lui, en effet, appartient cette réflexion si juste et qu'on a trop peu citée : « La philosophie théologique, même dans la première enfance individuelle ou sociale, n'a jamais pu être universelle, c'est-à-dire que, pour tous les ordres de phénomènes, les faits les plus simples et les plus communs ont toujours été regardés comme assujettis à des lois naturelles, au lieu d'être attribués à la volonté d'agents surnaturels. Adam Smith a très heu-