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•1. l'reniio)\s principes, p. 131.
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LE POSITIVISME
que nous venons d'exposer implique un rapprochement immédiat entre le positivisme d'une part, le criticisme et l'évolutionnisme de l'autre. Auguste Comte arrive, par une voie différente, au même résultat final auquel avait déjà abouti Kant. Il affirme que, l'objet de la science étant de découvrir les lois des rapports de succession et de coexistence, toute vraie philosophie doit considérer la substance comme un groupement purement mental de la réalité.
On a pu, dans ce sens, qualifier le positivisme de criticisme révolutionnaire, et le criticisme de positivisme pacifique, de révolution avortée \ Mais le caractère franchement révolutionnaire de la philosophie positive n'est pas pour la déprécier à nos yeux. Car il existe, sur cette question des révolutions intellectuelles et sociales, une foule de préjugés qu'il importerait dès maintenant de réformer.
Préférer l'évolution à la révolution est un truisme et une naïveté, à moins d'appliquer le terme de révolution à toute évolution prématurée et incomplète, — idée inexacte lexicologiquement, et fausse, historiquement. En règle générale, une évolution prématurée se produit d'une façon tout aussi paisible qu'une évolution tardive; dans la première il y a manque de certains éléments , de certains phénomènes d'inhibition sociale qui, au contraire, abondent dans la seconde; et toutes deux appartiennent incontestablement à la pathologie des sociétés. Une révolution, au contraire, est une évolution qui arrive à point; mais.