Voir Ane. et Xonvelh P/nlo^ophic, pp. 88, 130-13i
comme la mélaphysiqiio et même comme la théologie. Et Stiiart Mill pèche [)ln(ùt par excès de prudence lorsque, dans un passage que des positivistes mal renseignés sur l'histoire de la philosophie lui reprochent souvent, il déclare que le grand principe du relativisme, rimpossihilité absolue de connaître la nature des choses, constitue, depuis Hume, la piopriété du monde philosophique '. De même. Spencer rend un simple hommage à la vérité historique en constatant que le positivisme a été une systématisation aussi originale qu'indispensable de la « philosophie naturelle » des Anglais *. La philosophie positive, en effet, se doit considérer surtout comme un progrès important réalisé, sous l'in-
lluence directe des sciences, par le matérialisme et le sensualisme intimement combinés.
Comte reconnaissait volontiers lui-même cette filiation.
Dans la 58« leçon du C(nirs de philosophie positive, il présente son œuvre comme " le résultat nécessaire de la combinaison de deux évolutions philosophiques préparatoires » et complémentaires l'une de l'autre. A la tête de la première il place Descartes qui, dit-il, « s'était interdit les études sociales pour concentrer ses efforts sur les spéculations inorganicjues » (il s'agit ici évidemment du mécanisme de Descartes, et non de ses spéculations spirilualistes); et à la tête de la seconde il met 15acon qui, au contraire, « avait surtout en vue la rénovation des théories sociales, à laquelle il voulait rapporter le perfectionnement des sciences naturelles ».
Concluons. L'adhésion, même partielle, aux vues