VIII AVANT-PROPOS
nier, c'est une faiblesse et une faute ; tâcher de le juger, c'est un devoir, pour quiconque prétend penser. « Être de son temps, comme dit quelque part M. Secretan% fut toujours la grande affaire pour le grand nombre; mais, lorsqu'il s'agit de l'avenir, il importe peut-être davantage d'appartenir au petit nombre qui juge son temps. »
Il s'agit ici de l'avenir. Il s'agit de préparer, dans les dernières années de ce siècle finissant, un renouveau qui fasse honneur à l'humanité. Chacun, si petit, si humble qu'il soit, y doit travailler. Chacun, par ce qu'il dit et fait^ hâte ou retarde en quelque chose la décadence ou un regain de santé et de vigueur. Cela est, qu'on le sache ou non, qu'expressément on le veuille ou non. Il faut, le sachant et le voulant, contribuer à rétablir, à accroître la grandeur des esprits et des âmes, dans notre France et par elle dans le monde.