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I. De l'analyse des idées en vue d'en découvrir le fond

386 BÉSUMÉ ANALYTIQUE.

205-206. — De la distinctioa entre les concepts abstraits et les idées qu'on peut déployer jusqu'au bout et porter au souverain degré, et comment le système de Spinoza, la théorie platonicienne des Idées ei la critique qu'en a faite Aristote aident à entendre cette distinction entre les notions abstraites et les idées vraiment métaphysiques, 206-210. — Que l'idée précise, en métaphysique, est l'idée pure, réduite à soi, et non pas vide, mais pleine, et comment les idées simples sont fécondes, îlO-212. — Qu'on finit par se trouver en présence des idées primordiales qui rendent raison des choses parce qu'elles sont supérieures aux choses, et que ces idées primordiales ont ellesmêmes, dans uno première réalité, leur raison d'être et leur source, 212. — Comment ce travail d'exploration des idées se fait par une méthode précise et arrive à des résultats précis, et comment il y a deux degrés dans le métaphysique, l'interne ou l'intérieur et le supérieur, 212-214.

II. Que l'exploration métaphysique des faits n'est pas moins précise ni moins sûre que celle des idées, 214-215. — Du fait d'agir et du fait d'^/re, 215. — Que le propre de la métaphysique est de traiter de Vêtre, 215-216. — Que le fait d'être est une donnée initiale, 216-218. — Que le phénomène n'est pae tout le fait, qu'il n'en est que la surface et l'apparence, étant ce qui traduit et produit au dehors Vacle; et comment cet acte, et cet agir, et wion être, c*esl tout un dans la profonde conscience de moi, 218-219. — De l'analyse de ce fait, et comment il y a ici lieu à l'observation et à la constatation d'abord, puis à une interprétation, 219-224. — Ce que c'est qu'm/erpréter, 224-225. — De la source interne, puis de la source supérieure de l'agir et de l'être, 225-226.

Comment la métaphysique a trois régions, et comment, dans chacune de ses trois régions, elle est science, 226-230.

Il est visible maintenant que la philosophie est science, mais saus être une science comme une autre.

Il faut noter que l'imagination y a un rôle considérable, et c'est l'étude de ce rôle qui fait l'objet du chapitre XI, intitulé :

De l'usage de l'imagination en philosophie ; des conceptions symboliques et des systèmes, et en quoi la philosophie est art 231-255.

Sommaire da chapitre XI. — Préambule, 231-232.

Que de tout ce qui est phénomène^ de tout ce qui est moU' ve?nent, dans l'espace et dans le temps, ou dans le temps seulement, il peut y avoir image, 232-233. — De l'imagination que Ton peut appeler rationnelle^ et que c'est d'abord celle qui accompagne les perceptions de la conscience, 233-235. — Comment le concept de tout ce qui est vraiment intérieur est symbolique, 235-236. — Que l'imagination n'est pas nécessairement une puissance trompeuse, 236-240. — De la métaphore ou de la figure; du sens littéral et du sens figuré des mots, et comment celui-ci est, en certains cas, le plus vrai; comment il est le sens original, 240-242. — Que le concept de ce qui. est transcendant est symbolique et analogique, 242. — De la vraie nature et de la vraie portée du symbole; de la nature et de la portée de Vanalogie; et comment, dès lors, la philosophie ne peut se passer de l'imagination, 242-245.

Comment l'imagination rationnelle est inventive, et comment, en aucun genre de connaissances, l'esprit ne renonce à combler les lacunes ni à sonder les abîmes, 245-246. — Ce que c'est qu'un système, et des garanties de vérité que peuvent offrir les systèmes, 246-248. — Des deux manières dont les systèmes peuvent avoir de la valeur, et comment les conjectures et anticipations de l'imagination rationnelle peuvent ne pas déformer plus les choses que ne les déforment les abstractions, 248-232. — Une belle citation de Leibniz et quelques mots très remarquables de Bossuet, 252-254.

De la parenté de la philosophie et de l'art, et en quel sens elle est justifiée; que la philosophie est art en même temps que science, et que c'est un des traits saillants de sa physionomie, 254-235.

Un autre trait, c'est que la philosophie est chose morale et affaire d*àme.

C'est ce qui est montré dans le chapitre XII, intitulé ;

Des conditions morales du savoir en philosophie, 257-

Sommaire du ohapltre Xn. — De rintervention du vouloir dans le savoir ^ 257-258. — De la différence entre assentiment et consentement y 258-259. — Que, sans un vouloir ayant un caractère moral , on n'entre pas dans V ordre moral; et que, si Ton n'entre pas dans l'ordre moral, on ne peut essayer une exploration universelle et fondamentale des choses, 259- 260. — En quel sens et de quelle manière profonde la pra-tique est liée à la spéculation en philosophie, 260-263. — Que ce n'est nullement remettre tout en philosophie au sentiment ou à un certain parti pris moral; mais que, pour philosopher, il faut vivre, et de la vie totale, et que partant, c'est, en philosophie, une condition naturelle, légitime, rationnellement requise, du savoir que le vouloir et le bon vouloir^ 263-266.

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Il faut ajouter quelque chose de plus, et montrer comment la volonté permet de dépasser les limites du savoir.

C'est ce point très délicat qui est traité dans le chapitre XIIÎ intitulé :

Du rôle de la foi en philosophie ..... 267-290.

Sommaire du chapitre XIII. — Préambule, 267.

Façon fausse d'entendre la croyance, 267-268.

Ce que c'est que sav ir et ce que c'est que croire^ et que le type de toute croyance est l'affirmation d'une chose sur le témoignage d'autrui, 269-272. — Comment à la connaissance imparfaite et indirecte la croyance peut se mêler, et que cela se rencontre, soit dans une perception qui est un sentiment sans intuition, soit dans un raisonnement qui va des effets à la cause, 272-277.

Du rôle de la tradition en philosophie, 277-279. — Qu'il faut se garder du traditionalisme et du fidéisme, mais que, même en dehors de la foi divine, et des services que la religion positive rend à la pensée et à la philosophie, il y a dans le respect de la tradition un élément de foi ; et que la religion, et plus précisément le christianisme s'impose, au

moins comme fait, à rattention respectueuse du philosophe, 279-281.

Que la croyance a encore, en métaphysique, un rôle plus intime, et que, pour le bien entendre, il faut étudier la connaissance que l'homme a de l'homme, et la confiance de l'homme en l'homme, 281-283. — Qu'il y a un élément de foi dans l'affirmation de l'être que les phénomènes expriment et attestent sans le dévoiler pleinement, surtout dans l'affirmation de l'Être pleinement être, dont l'action sentie fait connaître la présence, l'existence, l'excellence, et que tout exprime et atteste, mais sans l'exprimer suffisamment, sans découvrir son essence et excellence transcendante ; en sorte que l'affirmer, c'est plus que savoir, et que l'obscurité persistante rend l'assurance plus méritoire sans la rendre moins ferme, 286-288. — Que c'est une confiance raisonnable, 288- 289. — Que ce rôle de la foi dans la philosophie, ne fait pas de la philosophie un état d'àme tout subjectif : la philosophie demeure capable, comme toute science, d'établir des propositions valables pour tous les esprits, mais, à la différence des autres sciences, elle prétend énoncer des propositions propres à rallier toutes les âmes, étant œuvre morale et, à certains égards, œuvre de foi (non pas surnaturelle, mais morale), 289-290.

Cette prétention n'est-elle pas une chimère?

C'est ce qu'on examine dans le chapitre XIV, intitulé :

Les écoles et les doctrines 291-311.

Sommaire du chapitre XIV. — Ce que c'est qu'une école^ 291- 292. — En quel sens on peut dire qu'aucun philosophe n'a fait école, 292-293.

Des philosophies qui, étant des formes de vie, ont régné sur les âmes; mais qu'après les temps antiques, ce genre d'ascendant ne s'est plus retrouvé, 293-295.

Des philosophies qui, tout système proprement dit étant écarté, sont devenues des philosophies dominantes, 29o. — De la philosophie dite de l'École ou philosophie scolastique,

295-298. ^ De la philosophie platonicienne dans les derniers temps de Tantiquité et dans les premiers siècles chrétiens, 298-299. — Le traité de la Connaissance de Dieu et de soitnéme^ de Bossuet, 300-301. — La tentative de Victor Cousin pour organiser la philosophie et établir une orthodoxie philosophique, 301-305. — Du rêve actuel d'une philosophie toute scientifique, 305-307.

De la chimère d'une orthodoxie philosophique, 307-308. — Que l'orthodoxie peut et doit exister en religion, mais qu*en philosophie, une orthodoxie comme en religion, serait une orthodoxie menteuse et dangereuse, 308-310.

Ce n'est pourtant pas qu'il faille prendre son parti de la division des esprits et de l'anarchie intellectuelle, 310-311.

Un des remèdes à la division des esprits, c'est la discussion.

La nature et les règles de la discussion sont étudiées dans le chapitre XV, intitulé :

La discussion philosophique 313-331.

Sommaire da chapitre XV. — Ce que c'est que discuter, et pourquoi l'on discute, 313-314. — Comment toute discussion suppose : 1» quelque chose qui, étant vrai indépendamment des vues de chacune des deux parties, puisse les dominer, et, par cela même, les accorder; 2° quelque chose qui, dès le début, soit hors de la discussion et, par cela même, la rende possible, 314-315.

Du manque d'attention, de sincérité et de sérieux dans les discussions, 315-317.

De l'importance de la discussion, en notre temps surtout, 317-319.

Des règles inviolables à observer en toute exposition et discussion, écrite ou parlée, 319-321.

Du cas où la discussion porte sur ce qui est fondamental et qu'alors môme il y a des points sur lesquels tout le monde 8*accorde ou doit s'accorder, 321. — Qu'il ne faut pas traiter les pensées des autres comme si elles se valaient toutes, et

qu'il faut savoir dire à un homme qu'il a tort de juger comme il fait, 321-323. — Des quatre points sur lesquels il doit y avoir accord toujours et partout : 1° respect des faits; 2« respect des principes évidents de soi; 3o amour de la vérité; 4® reconnaissance de l'excellence de la moralité, de l'honnêteté morale. Se refuser à les admettre, ce serait être un discoureur, un insenséy un sophiste, un homme sans conscience. Il y a donc au moins quatre points communs et fixes, 323-331.

La discussion, qui suppose au moins quatre propositions qu'on ne peut renverser ou seulement ébranler sans folie et sans faute, peut donc, si elle est bien conduite, devenir un moyen d'établir d'autres propositions, dont il y aura lieu de dire, comme des premières, qu'elles sont valables pour tous les esprits.

C'est ce qu'on tâche de montrer dans le chapitre XVI, intitulé :

Les points fixes en philosophie 333-360.

Sommaire du chapitre XVI. — Que la diversité des jugements n'est pas forcément erreur, 333-335. — Qu'en philosophie, la diversité des jugements n'a pas toujours le caractère grave ni la grande portée qu'on serait tenté de supposer, 335-337.— Qu'il y a quelque chose de préexistant à la diversité des opinions philosophiques, et que cela est quelque chose de fixe, 337. — Que les divergences même les plus importantes sur les vérités spéculatives, peuvent laisser subsister l'accord sur les vérités morales et religieuses entant que telles, 337-339.— Que, si la philosophie porte son examen sur les certitudes humaines elles-mêmes, ce travail de réflexion suppose encore ce que l'on peut appeler Vavoir naturel de J'àme, 339-340. — - Gomment la philosophie apparaît comme le fruit et l'expression dans l'ordre de la pensée, dans Tordre rationnel, de tout un état intellectuel et moral, soit de la société, soit de l'individu, 340.

Remarques sur le caraclere d'un homme, d'une époque, d'une race, d'une nation, 340-342. — Que l'on sait distinguer

entre l'homme mutilé ou déformé et la nature humaine dégagée de tout ce qui la dégrade ou la corrompt, 342-343. — Que tous les usages de l'esprit ne se valent pas, 343-344. — Que, dès lors, dire que la philosophie est le fruit et l'expression de l'état intellectuel et moral de l'homme, ce n'est pas favoriser le subjectivisme^ 344-346. — Que la philosophie vaut ce que vaut l'homme, ou encore ce que vaut la vie; signification complexe et profonde donnée ici au mot vie^ et comment la philosophie suppose toujours quelque chose de préexistant que maintenant je nomme la vze, 346-348.

Du danger de la singularité en philosophie, et de la vraie et nécessaire originalité. Proprie communia dicere, 348-349. — Nécessité de renouveler sans cesse l'exposition et la discussion, 349-352. -— Que pourtant il y a des points fixes qu'il importe de discerner et de multiplier; que, dans le domaine de l'homme purement homme^ l^unité et la fixité littérales ne vaudraient rien, mais qu'il y a des points de départ, des points d'appui, des points d'arrivée fermes et stables, 352- 358. — De l'utilité, dans le temps présent surtout, d'une revue de ces points fixes, 358-359.

Donc deux sortes de fixité : l'une qui rend le mouvement possible, l'autre qui naît du mouvement et en est la justification, 339-360.

On est en état maintenant de conclure toute cette étude, et c'est ce qu'on fait dans le chapitre XVII, intitulé :

Résumé et conclusion. Lldée de la philosophie, la raison de philosopher, le prix de la philosophie, 361-375.

Sommaire du chapitre XYII. — Réponse à cette question : Qu'est-ce que philosopher et pourquoi philosopher? La philosophie est science, non comme les autres sciences, mais autant qu'elles et même d'une façon éminente ,* la philosophie est art, à ea manière, et affaire d'àme, et œuvre de foi : tout celu non pas seulement joint, ou combiné seulement, luaiitiijtlniejuent uni, 361.

Que le principe qui est l'esprit et l'àrae de la philosophie

RÉSUMÉ ANALYTIQUR. 393

c'est le besoin naturel devenu, chez le penseur, volonlé réfléchie de rendre raison des choses par les plus hautes et les plus profondes raisons, de comprendre, s'il se peut, et d'expliquer l'univers, de comprendre et d'expliquer la vie ; aussi la philosophie est-elle essentiellement Métaphysique et essentiellement Morale, 362.

Que la philosophie n'est pas tout, mais s'étend à tout, et, à sa manière, domine tout, 362-363.

D'où il suit que, qui ne veut pas vivre dlune vie totale et normale, ne peut philosopher comme il faut, 363-364.

Gomment la philosophie suppose la certitude humaine préexistante, et comment elle est tardive, le genre humain pouvant exister sans elle, quoiqu'elle soit nécessaire à l'humanité, 364-365.

Comnient la philosophie est à la fois ambitieuse et modeste, 366-368.

Que l'œuvre du philosophe est d'établir des propositions qui, étant le plus et le mieux possible l'expression de ce qui est, soient acceptables et acceptées par tous les esprits et par toutes les âmes; et que, pour cela, il diversifie ses efforts, tantôt raffermissant et approfondissant, tantôt éclairant, tantôt simplifiant, 368-370. — Remarque sur les idées simples, et sur ce que Pascal nomme le peuple^ les habiles^ les demihabiles, 370-374.

Que Vêtre est l'objet de la philosophie, et que la philosophie est, dans l'ordre du vrai, dans la sphère de l'homme purement homme^ le plus sérieux emploi et le plus noble produit de l'esprit, 374.

De la philosophie sans conviction et sans consistance, il faut dire « qu'elle ne vaut pas une heure de peine. » De la philosophie sérieuse il faut dire qu'elle vaut la peine, toute la peine qu'elle donne, puisqu'elle procure, à qui sait en soutenir les rudes labeurs, l'honneur insigne et l'insigne joie de connaître, par raison, d'une manière vraie encore que très incomplète, ce qui est et Celui qui est, 375.

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