‹ La philosophie moderne [microform]Chapitre 27 sur 87 · V l'IlILOSOI'HIE ilODEUNE · texte numérisé non relu

V l'IlILOSOI'HIE ilODEUNE

LE Pnoni.ÈME DE LA MATIERE

d'élhcr. La physique, devenue grande personne, n'a pas besoin d'images grossières pour révérer ses dieux. Le langage abstrait de la malhémalique est seul digne d'exprimer convenablement les résultais de l'expérience. Seul, il saura nous dire, sms rien ajouter ou dissimuler, avec la précision la plus riiroureuse, ce qui est. Des grandeurs définies algébriquement, et non géomélriquomcnl, encore moins mécaniquement, des variations numériques mesurées à l'aide d'une échelle conventionnelle et non plus des changements perceptibles, mesurés par des déplacements dans l'espace par rapport à une origine locale, voilà les matériaux de la physique nouvelle : physique concepludlc, par opposition à la physique mécaniste ou figurative.

Celte modification de l'orme est parallèle à une modification du contenu, et a été amenée par elle. La phvsique mécaniste partait des principes de la mécanique rationnelle et des éléments considérés par cette mécanique. Comme la mécanique ne paraissait plus suffisante pour asseoir la science physique, les principes fondamentaux de la mécanique devaient faire place à d'autres qui s'y prêtaient mieux. Les réformateurs les ont li juvés, là où il était naturel de les chercher, c'esl-à-dire dans celle partie nouvelle de la physique dont les exigence s semblaient briser les anciens moules de la mécanique, dans la thermodynamique. Ce sont donc les

principes de la conservation de l'énergie et de Carnot qui sont les grandes généralisations mises à la base de la physique.

Entrevue par llankine en 185r), cette nouvelle théorie générale de la physique a été surtout élaborée par Mach, Ostwald et Duhem. « Tonte science a pour but de rcjnplacer rexpérience par les opérations intellectuelles les plus courtes possibles », dit Mach ; celle formule peut être l'épigraphe de l'Energétique scienlilique.

Voici comment on peut en assurer l'application. Les théories des phénomènes physiques seront la simple expression mathématique des rapports révélés par l'expérience. Elles ne contiendront .< rien de plus, rien de moins que les faits à ropréscnler » (OstwaldV On ne cherchera donc pas à réduire les dilTérenles formes de l'énergie à une seule d'entre elles comme le faisait le mécanisme. Maison admettra que les différentes formes (l'énergie (cinétique, thermique, électrique maî^nétique, chimique, etc.) sont caractérisées toutes par des grandeurs parliculières, individuelles, '^\\\ jusqu'à plus ample informé seront considérées Mime irréductibles. L'équivalence de ces diverses îormes nous autorise simplement à les poser Umles sur le même plan. Les équations qui ' -• irent ces équivalences et les conditions dans i' .ji.elles se remplacent les diverses formes de

l'énergie, voilà, et voilà seulement l'ossature de la théorie physique.

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