LE CENTRE DES DISCISSICXS PHILOSOPHIQUES
profonde ou durable, ni grand intérêt, se réveille et même se rattache avec quelques-uns de ses partisans aiîx mysticismes orientaux. Il aboutit à une philosophie qui se dresse nettement en antagoniste avec la science et qui l'ignore.
Mais la cause la plus importante de la scission entre la philosophie et la science est certainement la prime qu'elle donnait à l'ignorance, car les progrès de la science rendaient la connaissance de celle-ci de plus en plus difficile.
On put ainsi devenir philosophe cà bon compte. Le monde inlérieur,le monde moral, sur lesquelson sait si peu de choses, surtout si peu de choses précises, devinrent prétexte à des bavardages sans fin. Si un savant, d'aventure, s'étonnait que tant de formules brillantes reposassent sur le sable mouvant, on avait vite fait de lui répondre que ses méthodes, son besoin de précision, ses mesures, tout cela rentrait dans un genre utilitaire et inférieur. L'excellence delà philosophie ignorante consistait précisément en ce qu'elle était libérée de ces précautions tatillonnes, alourdissantes et rébarbatives. La philosophie devenait un genre littéraire débarrassé des nécessités d'observation et d'analyse que rencontre la vraie littérature, et où l'imagination, l'éloquence, la grandiloquence surtout, étaient amplement suffisantes.
Le procès de l'éclectisme français, des études
LA IIlILOSOPIflE MODERXE
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Elle prêcha et disserta au hasard des réne.vions les
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