‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 19 sur 440 · Cf. Saint Thomas d'Aquin, t, Il, livre VI · texte numérisé non relu

Cf. Saint Thomas d'Aquin, t, Il, livre VI

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À | CONDITIONS GÉNÉRALES DE LA MORALITÉ 49 en tirer les conséquences, que la Volonté est essentiellement un appétit rationnel ; que cela donc est volontaire qui à son principe dans une tendance appétitive de l’agent, cette tendance s’exerçant selon le mode rationnel, le but de la recherche étant connu et jugé comme tel*.

. 2. — De cette définition, on pourrait conclure que le

volontaire suppose toujours un acte de volonté qui le con-

cerne, [l n’en est rien. Le pilote n’est pas moins cause de la submersion du navire par son absence que par sa présence, par son non-vouloir que par son vouloir. En vertu de la réflexion des actes les uns sur les autres et du pouvoir d'exercice attribué à la volonté à l'égard d’eux tous”, le non-vouloir lui-même peut être volontaire ; soit qu'on veuille ne pas vouloir, soit qu'on ne veuille pas vouloir, l’occasion étant donnée et le devoir urgent de fournir l’acte. Ce n’est point parce qu’un acte de volonté tombe directement sur lui, qu’un acte est qualifié volontaire ; c’est parce qu'il est, d’une façon ou

d’une autre, au pouvoir de la volonté*.

Là s’origine la théorie fameuse, fertile en cas, du volontaire indirect *.

Mais si le vouloir et le non-vouloir peuvent l’un et l’autre être volontaires, ils ne le sont pas toujours ; ils ne le sont pas toujours également. Reste à déterminer leur mesure.

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