La patrie, elle, est le milieu dans lequel notre
être éclot. Nos parents en vivaient; nous en vivons par
eux ; ils nous confient à elle en nous confiant à l’exis-
. Elle nous domine pour autant que nous en
sommes partie; elle nous est bienfaisante dans une
mesure difficilement assignable. Elle appelle donc, elle aussi, la piété, ayant tous les droits d’une mère.
4. — Secondairement, la piété concernera, en même temps que les père et mère, tous les membres de la famille, ascendants, descendants ou collatéraux ; en même-temps que la patrie, tous les amis et tous les bienfaiteurs de la patrie.
Cette dernière adjonction ne prête à aucune difficulté.
La première se conçoit moins au premier abord; car si
lon doit un culte aux-parents en tant que principe et Ÿ
providence de notre être, on ne voit plus bien en quoi
consistera la piété réciproque des époux, leur piété à l’égard de leurs enfants, etc.
I y en aura pourtant des motifs, et bien que, à titre