bid., Q. CT, art
286 LA MORALE DE SAINT THOMAS D'AQUIN principal, la piété familiale soit piété filiale, étrangère donc aux relations à niveau ou de haut en bas, il faut maintenir que celles-ci en participent.
L’époux et l’épouse ne sont pas des êtres isolés; ils représentent une race. Ce que l’un accorde à l’autre est accordé au sang, qui coule des ascendants, de telle sorte que l’action soi-disant à niveau a des reflux respectueux ou coupables à l'égard des pères et mères.
Il en est de même des descendants, en qui, suivant . l'action adoptée, on honore ou l’on méprise les ancêtres. Nos enfants ne sont pas qu’à nous; ils sont chose de la race, rameaux d’un arbre généalogique dont leur éducation est la culture. Ce qu’on fait pour eux a donc un aspect de piété. Les traiter honorablement à l'égard du dehors, comme des fils de famille, non comme on ferait d’un fils illégitime, fils pourtant ; exiger pour eux du dehors les mêmes égards ; leur faire un sort convenable à leur extraction, tout cela est piété; car tout cela fait retour vers les ascendants et les honore. Et il en est de même de tous les cas que présente la famille *.