‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 195 sur 440 · Ibid., Cf. Comment. Cajet · texte numérisé non relu

Ibid., Cf. Comment. Cajet

(LES VERTUS ANNEXÉES ‘a, LA JUSTICE 287

un | père lon la chair participe de Dieu la qualité de principe, ainsi celui qui, à un titre ou à un autre, exerce à notre égard un rôle providentiel participe de Dieu la Ron AtE paternelle.

Le père est, lui, principe de génération, d’éducation, de discipline, et en général de tout ce qui appartient à une vie parfaite ; la personne constituée en dignité sera principe de gouvernement à l’égard de certaines choses, comme le prince à l’égard des choses civiles, le chef d'armée à l'égard des choses militaires, le maître à l’égard de la science, et ainsi du reste. C’est pour cela que ces personnes sont souvent appelées pères, ou d’un nom rappelant étymologiquement le nom de père,-à cause de la similitude du rôle. A toutes on devra, à divers degrés et sous divers modes, honneur qui revient à l’excellence du rang, et cette sorte de culte en quoi consistent le respect, la crainte révérentielle, la soumission et les services.

La différence à établir entre celles qui nous gouvernent personnellement et celles dont nous ne sommes point sujets consistera en ce que le droit sera plus strict dans le premier cas que dans l’autre, la Justice légale intervenant là, et l'honnêteté morale étant ici seule en cause.

2. — A un degré inférieur, on devra attribuer le même bénéfice aux personnes qui, sans jouer un rôle effectif dans le gouvernement de nos vies, s’en montrent dignes par leur vertu et par leur science. A celles-là aussi on devra de l'honneur et une sorte de culte, puisqu'on les doit au règne, et qu’à la vertu est dû le règne”

3. — Reprenant en détail les devoirs ainsi marqués, on trouverait à justifier ce que porte la conscience droite des individus et des groupes.

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