Ibid., Q. CXIV, art. 1. | | e
bienfait; il s'agit d'honnôteté, et cette dette d’honnèéteté se tient du côté du sujet plus que de l’autre ;-elle s’exprimerait par ceci : Fais à l’égard d'autrui ce qu’il convient que tu fasses.
Aristote a dit : On ne peut passer un jour entier avec un homme déplaïisant, ou qui simplement ne serait pas plaisant’. Cest donc que l’affabilité, comme tout à l'heure la véracité, est nécessaire à la vie sociale. Or l’homme est naturellement sociable. Il y a done bien là un principe d'équité naturelle, quoique l’importance à lui accorder soit beaucoup moins grande que dans le cas de la véracité ou de la justice légale.
2. — D'ailleurs, l’affabilité devra se graduer d’après la condition des personnes et des circonstances. Elle devra céder le pas à la gravité ou à de justes sévérités, si le bien de la vertu l’exige. Ainsi, à ceux qui sont portés au mal, il ne faut pas montrer un visage riant, au risque d'encourager et de paraître approuver leurs fautes. À ceux qui ont mal agi, il ne faut pas donner non plus l’approbation du sourire *.