On a dit que la diversité des communications
vitales, comme la diversité des fins, donne lieu à diverses
éspèces d'amitié, et que parmi les espèces nées de cette distinction, la première est l’amitié de nature. On parlait déjà de celle-ci à propos de l’affabilité ; mais elle était à l’arrière-plan, comme la source naturelle des bons procédés et de la décence des rapports en quoi l’affabilité consiste. [l faut maintenant l’envisager en elle-même, selon qu’elle consiste non en manifestations, mais en sentiments, en unité affective entre les hommes?. Ce ne peut être que par boutade qu'il a été dit
Homo homini lupus. Le loup et la brebis, l’eau et le feu sont contraires; mais l’homme n’est pas con-
traire à l’homme. Il y a entre eux une communauté de
nature, d’origine, de fin, de loi fondamentale qui doit affecter leurs rapports plus que toute opposition partielle.
Les êtres inférieurs nous sont ici témoins. « Tout animal aime son semblable », dit l’Ecclésiaste (c. XI). Et les inclinations vers ae ne s'arrêtent même pas là. Le feu ne cherche-t-il pas à communiquer
4, In IL Sent, Dist. XXIX, Q. I, art. 4.