Ia Ile, Q. VI, proœæœmium
Los die
| CONDITIONS GÉNÉRALES DE LA MORALITÉ
che pour sa part, contribuent à orienter ou à dévier
l opération. Le bien et le mal dépendront de là plus ou moins. N'est-ce pas ce qui a été dit équivalemment, quand on montrait que la connaissance ou l'ignorance des circonstances fait varier le volontaire?
2. — Aristote, dans l’Ethique !, assigne aux actes moraux huit circonstances. Il distingue qui agit, ce qu’il fait, à l'égard de qui ille fait, pourquoi, comment, en quel
temps, en quel lieu, par quel moyen. Tullius en réduit
le nombre à sept, incorporant au quid le circa quid {rept rt) d’Aristote.
Le lien systématique qui raccorde aux actes moraux ces diverses circonstances est celui-ci. La circonstance
étant chose extérieure à l’acte et qui cependant l’affecte, on peut concevoir de ce fait une triple relation. Ou la circonstance affecte l’acte en soi, ou elle en affecte la cause, ou elle en atteint l’effet. Dans le premier cas, il peut être question de mesure temporelle ou spatiale (ubi, quando) ; de qualité (guomodo). Dans le cas de l'effet, il s’agit de ce qui est agi (quid). Dans le cas de la cause, si l’on parle cause finale, on notera le pourquoi (propter quid) ; cause matérielle : à l’égard de quoi? (circa quid) ; cause active principale : qu ? (quis) ; cause
active instrumentale : par quel moyen ou quel secours ?
(quibus auxiliis) *
3. — Il faut noter soigneusement que les circonstances ne sont dites telles que si elles n’entrent pas déjà dans la substance de l’acte. Ainsi, que l’objet d’un vol soit le bien d'autrui, cela n’est pas dit une circonstance ; car cette qualité de l’objet fait précisément le vol. De même, qu'on accomplisse vigoureusement un acte de courage, et cela pour être courageux, ce n’est pas une