‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 26 sur 440 · L. II, cap. I, apud S. Th. lect · texte numérisé non relu

L. II, cap. I, apud S. Th. lect

9. Ja Ile, Q. VIL, art. 8; Q. IL de Malo, art. 6 ; In IV Sent, Dist. XVI, Q. IL, art. 1, quæstiunc, 2, 3.

circonstance de fin ou de manière, c'est l'acte courageux lui-même. Mais si l’on se propose ainsi de délivrer la patrie, ou de servir la religion, envisageant une fin ultérieure jointe à l’acte, cela est une circonstance !,

4. — Il est évident au premier regard que le volontaire des actes est grandement affecté par de telles adjonctions. Il se peut qu’il en reçoive un nouvel objet; il se peut que, restant à sa nature générique, il se détermine, du fait de la circonstance envisagée, à une espèce particulière; il se peut enfin que, restant à son genre et à son espèce, il se charge, tout au moins, de responsabilités aggravantes.

Qu’un homme vole pour préparer un homicide, cette circonstance tirée de la /?n fera d’un seul acte matériel un vouloir moral double. Qu'un autre vole un ciboire, cette circonstance d'objet laisse Le crime unique; mais ce crime, qualifié vol, sera entraîné à l'espèce du vol sacrilège. Qu’enfin un troisième vole son voisin dans une église, ou en temps de disette,ouavec effraction,etc., ces circonstances de lieu, de temps, de manière... sont aggravantes à l’égard de l’acte, mais n’y introduisent point de multiplicité. En général, il y a multiplicité spécifique des actes quand il y a multiplicité d'objet, l'objet moral ou fin immédiate du vouloir étant la forme immanente de l’action, son principe déterminateur, ‘son idée directrice *.

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