Ibid., art. 3, ad Au, 9n et 3n
du mal ! Puisqu’ il s’ agit ‘de charité, : il faut viser au bien du délinquant, et mesurer selon cette vue l'inter-
vention qu'on se propose. Si l’on n’y parvient pas entièrement, l'intervention peut rester vertueuse, quoique “ ;
imparfaite ; mais si le bien de la charité est détruit,
détruite aussi est la vertu. Mieux valait ni Fe
mal.
On peut omettre charitablement même une intervention charitable. C’est ce qui a lieu si l’on peut craindre
que le délinquant, repris, n’en devienne pire ; ou si,
en favorisant l’un, on s’expose à nuire à l’autre; ou encore si l'on ne fait que différer un avertissement utile, attendant une meilleure opportunité. Si au contraire c’est la peur ou l'intérêt qui fait négliger une
correction jugée efficace, on manque à l'amour dû au
prochain, et cela gravement, si le cas est grave ?