In Epist. ad Titum, ch. m1, lect. 4, in fine
RARE ARE LATE | ut 83
de celui qu’ on Jui donne en tant. qu'i un avec nous‘ Si l’on voulait pousser plus loin et distinguer nue frères et sœurs, comme aussi, à tous les degrés, entre consanguins paternels et maternels, ne devrait-on pas dire que les consanguins paternels, comme tels toujours,
sont pour nous davantage, s'il est vrai que le père a
plus que la mère rang de principe à l'égard de notre être? De même, le frère, toutes choses égales d’ailleurs, devrait être préféré à la sœur, comme représentant le père commun, et par conséquent aussi le Père suprème,
songer à la relativité de toutes ces comparaisons, Plus on s'éloigne de la source des devoirs, plus les circonstances particulières ont d’action, et il serait presque ridicule d’insister sur un ordre en soi ?.
42. .— On a dit que dans chacune des espèces d’amitié issues des communications vitales, les trois espèces fondées sur les fins : amitié utile, amitié de plaisir, amitié vertueuse, se retrouvent. On voit quelles déviations produirait, dans la famille, l'exclusivité des points de vue utilitaire ou jouisseur ! Constitution faussée du mariage, égoisme antinaturel, éducation dès l’abord pervertie, toute une vie commune dévoyée en seraient le résultat. Mais si l'affection est droite, c’est-à-dire attachée à tous ses devoirs, la vertu satisfaite entraînera avec elle des utilités et des douceurs d’autant plus abondantes que la nature y a pourvu d’une façon toute spéciale, en raison du prix qu'elle attache aux fins du
mariage; d'autant plus aussi que la vie est ici plus.
intime ; que cette intimité remonte plus haut, jusqu'aux sources de la vie; qu’on se trouve naturellement plus semblables, ayant été pétris par les mêmes influences,
4. I Pars, Q. XCOVI, art. 3, ad 2»; In III Sent, Dist. XXIX, art. 7,
ad-6»,