In Psalm. IL, in fine; XXXII, init. ; XLIV, med
3. [IL Politic., cap. INT ; apud S. Thomam, lect. 3; Ie, +5 XCIX, art. 1, ad 3».
4. Ie Ile, Q. XLVIL, art. 41, ad 2»; In III Politic., loc. cit.
L'AMIREUE SC a 389 qu'il n'y a pas, entre eux et nous, de communauté vitale.
En démocratie, le régime fût-il même corrompu, un peu plus d'amitié sera possible; car les chefs, pour capter la faveur des masses, sont obligés de viser à leur bien, tout au moins en beaucoup de choses.
1. — Quant aux citoyens entre eux, s'ils sont pris en tant que tels et non pas comme personnes privées, il semble bien que l’amitié coïncide pour eux avec la concorde. Elle régnera dans l’État si l’on s'entend au sujetde ce qui est de l'utilité commune ; si l’on nourrit les mêmes projets ; si l’on souscrit aux mêmes conseils ; si l’on tend aux mêmes fins, tout au moins en matière importante. C’est bien ce genre de communication qui procure ce qu’on appelle des amis politiques, qu’il s'agisse d'individus, de collectivités d’un genre quelconque, ou de peuples *.
8. — On conçoit que ce concours de volontés suppose l’autonomie de chacun, c’est-à-dire que ceux-là seuls peuvent prétendre à l’amitié civique qui sont véritablement citoyens, à savoir membres de la nation par eux-mêmes. Les esclaves de jadis et les serviteurs en tant que tels ne sont pas citoyens, ne sont point partie de l'État, voyant leur destinée sociale enveloppée par celle de leurs maîtres, dont ils composent simplement la maison. L'amitié politique suppose les libertés politiques *.
9. — La concorde amicale n’est évidemment possible que sur la base de la justice, et par conséquent moyennant les vertus qui maintiennent la justice entre les hommes. Si ce n'est pas Le bien, que chacun recherche,