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si ji l'o on en vient aux actes, il sera question de divisions î nue) de rites, où de guerres?" "1 :
La discorde est proprement telle quand il y a opposi-
{ion de volontés en matière de bien, l’un voulant ce
qui convient, l’autre s’y refusant égoïstement, ou tous les deux s’en écartant par diverses routes, unis en ceci seulement que chacun cherche son bien et refuse celui d'autrui, ce qui est au vrai se diviser.
Que si les opinions seules diffèrent, l’un trouvant bon et utile ce que l’autre juge mauvais, mais tous les deux voulant le bien, il n’y a là aucune dissension, à moins de pertinacité excessive ou d'erreur coupable sur les vrais biens, dont la commune recherche doit nous
“unir.
‘ On a dit plus haut que l’amitié consiste en l'union des
* cœurs, non en celle des opinions; mais il arrive que
l'intelligence soit faussée par le cœur, et, en ce cas, une vraie dissension est possible?
Si c'était dans le mal que les volontés fussent d’accord, troubler un tel accord entre soi ou chez d’autres ne serait plus manquer à l’amitié, ce serait travailler à
Jarétablir, puisque le bien en est le lien. C’est ainsi que
V’Ami par excellence a dit: «Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le qlaive » (Matth., X), expliquant que sa doctrine séparerait les bons des méchants et troublerait les méchants entre eux*.