Ibid., art. 1, ad 3% et
rapport à ce qui est commun; à plus forte raison par rapport à ce quiest divin. L’ homme magnifique s’occupe donc tout d’abord des intérêts religieux ou publics. Il songe à soi seulement dans des circonstances qu'on peut appeler grandes soit par leur rareté, comme les noces, soit par leur permanence, commeleshabitations.
2. — Le geste large du magnifique se fera recon- * naître non en toute matière absolument, comme on l’a dit de la grandeur d'âme; mais en toute matière extérieure, vu que la éhudar d’âme est relative à tout ce qui est grand, et que la magnificence est relative seulement, mais aussi universellement, à tout ce qui est grand à faire, en distinguant le faire, chose du dehors, de l’agir, chose intérieure et morale ?
3. — Ce n’est pas à dire que le riche seul puisse être vertueux de cette façon ; car si l’homme magnifique est vertueux, ce n’est point parce qu’il fait grand, c’est parce qu’il veuf faire grand. Or ce vouloir, sinon quant à sa malière, du moins quant à la disposition qu’il suppose, est à la portée de tous.
Quand donc le pauvre agit largement eu égard à ses ressources, son acte a une valeur de he et il a tout le mérite des magnificences. Cest la veuve qui avec son denier « donne plus que tous les autres », donnant de son nécessaire. Pour que la réalité extérieure suive le geste et réponde au choix (e/ectioni) Ufaut cet instrument appelé argent Mais encore faut-il observer que les grandes choses peuvent être grandes absolument ou relativement. S'il s’agit de grandeur absolue, le pauvre n’est pas en état de s’y hausser. Au contraire, à l’égard de choses petites en soi, mais grandes relativement à un certain but, le pauvre peut