‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 398 sur 440 · Cf. Saint Thomas d'Aquin, t. I, p · texte numérisé non relu

Cf. Saint Thomas d'Aquin, t. I, p

vit). Le jugement de choix, au contraire, est imbibé de vouloir (consistit in applicatione cognitionis ad affectionem) etil en subit les déterminations ‘. D'où il advient que la conscience demeure droite, alors que le libre arbitre dévie, de même que la conscience peut dévier, alors que la connaissance théorique est intacte.

8. — On voit déjà par ce qui précède que la conscience peut être droite ou erronée, suivant qu’elle implique vérité ou erreur relativement à l’objet en cause. Subjec-. tivement, c’est-à-dire si l’on regarde à l'état du juge- .. ment pris en soi, la conscience, quel que soit son objet,

peut être certaine, douteuse, probable ; elle peut être encore anxieuse, perplexe, scrupuleuse, large, reldchée, etc. Tous ces états, subjectifs ou objectifs, posent des problèmes moraux manifestes.

Page 1