‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 397 sur 440 · I Pars, Q. LXXIX, art. 43: Q. XVII de Verilale, art · texte numérisé non relu

I Pars, Q. LXXIX, art. 43: Q. XVII de Verilale, art

La conscience, puisqu elle est un jugement relalif aux 2e singuliers de l’action, ne doit pas se confondre avec le jugement universel émané de ce qu’on a appelé plus haut syndérèse. Se dire en général qu'il faut faire le bien,

éviter le mal, ou quelque autre axiome semblable, ce …

west pas porter un Jugement de conscience ; car un tel jugement ne dirige l’action que par le moyen d’une mineure qui ni ne le principe du fait, celui-ci SR la conclusion de la pratique.

‘6. — La conscience, étant un acte, ne se confond pas non plus avec la prudence, qui est une disposition habituelle; étant faillible, elle se distingue d’un pouvoir qui, ainsi que toute vertu, ne s'emploie jamais qu’au bien. La prudence est toujours droite; mais les actes qu’elle est appelée à diriger lui échappent parfois, et le jugement de conscience, qui est un de ces actes, peut dévier dans le sens de l’erreur.

1. — Enfin et surtout, la conscience ne doit être confondue ni avec la science morale, qui est à son égard théorique, ni avec ce qu’on appelle ailleurs le jugement de choix (yudicium electionis), qui décide ultimement de l’action. Le jugement de conscience est entre les deux : pratique, comparé aux déterminations de la

science, fussent-elles autant qu'il se peut singulières ;

théorique, comparé au verdict dernier que l’action suit immanquablement : telle une action physique suit aux propriétés d’un corps selon les lois du déterminisme. Cette question délicate, qui touche au fond du libre arbitre, a été amplement traitée‘; on n’y peut revenir sans cesse. Mais il faut retenir que le jugement de conscience lui-même, quelque pratique qu’il soit en tant que relatif à ce qui doit être fait hic ef nunc, consiste encore en Connaissance pure (4% pura COgnil1one CONSIS-

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