C. — LES EFFETS DE LA DOULEUR ET DE LA TRISTESSE
… 4. La douleur entrave la connaissance. — 2. La tristesse rétrécit et appesantit l’âme. — 3. La tristesse ruine le corps. 1. Ibid, ant. 3. =
= 2: Ibid. art. 4.
aux ‘autres. Une âme unique n’est capable que dt effort, quand elle doit y donner tout son poids. Si done quelque chose appelle à soi tout ou plus grande partie de l’effort vital, cela ne sera compatible avec rien de ce qui exige un effort semblable. > Or, la douleur sensible entraine, pour la fixer sur son objet, une dépense d’énergie considérable; car tout s'efforce naturellement, et avec tout son pouvoir, de repousser ce qui lui est contraire : c'est Jaun phénomène général dans la nature.
Il s'ensuit que la science, par exemple, sera fort É- empêchée par la douleur sensible, du moins quand il s’agit d'inventer ou d'apprendre du nouveau; car ce + __ n'est pas en vain que les Proverbes {cap. 11) comparent la recherche savante à des fouilles destinées à découvrir un trésor. S'occuper de ce qui est déjà acquis est plus facile ; mais la douleur n’en pourra pas moins le rendre impossible, si elle s'aggrave. Cela dépendra beaucoup de l’amour qu'on y met; car l’amour garde à son objet FPattention de l'âme‘.
Si la tristesse ne va qu'à éloigner les objets de dise traction, combattant la divagation elle pourra nous concentrer sur ce qui est objet d’attention voulue el “ travailler pour son bénéfice. Il en sera ainsi particu- Jièrement si l’attention se porte sur ce qui peut écarter … la douleur. C’est ainsi que les maux infligés par Dieu en punition de nos fautes nous Tone plus suenue à sa doctrine”.