‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 99 sur 440 · a IIe, Q. XC, art · texte numérisé non relu

a IIe, Q. XC, art

f " ‘ or # ; HA de z 440 LA MORALE DE SAINT THOMAS D'AQUIN

pond est ce qu'on appelle, d’après la tradition d’Augustin, la Loi éternelle, c’est-à-dire la sagesse même de Dieu en tant qu’elle meut toutes ses créatures à leur fin *. fs

S'agit-il de la finalité propre à l’homme, finalité que la sagesse humaine est chargée de reconnaître et de servir, nous atteignons la loi morale, qu'amorcera la loi naturelle *.

Plus bas, il y a aussi une loi de chaque être, manifestée par ses propriétés, qu’on peut appeler sa loi naturelle, participation, en lui, de la loi éternelle qui dirige toutes choses” ; mais le mot /oi impliquant, dans le langage thomiste, un aspect rationnel qui ne se trouve plus chez les natures inférieures, on réserve d'ordinaire le mot, et la /o1 naturelle se définit : Une participation de la loi éternelle, une impression de la lumière divine dans la créature raisonnable, par laquelle elle estinclinée à l’action droite, c'est-à-dire à l’action qui peut réaliser sa fin‘.

2. — On voit ici repris l’innéisme particulier qui fut noté à propos de la connaissance théorique 5. Il y a des principes innés de l’action dans le sens même où il y a. des principes innés de la spéculation intellectuelle, et leur nécessité se rattache aux mêmes racines ontologiques. ù

La nature tend à la conservation et à l’achèvement

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