DEUXIÈME PARTIE
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circonstances, la nature se répète ; elle applique aux relations entre les individus les mômes procédés qui lui servent aux relations entre les émotions.
Rappelons brièvement notre exposé du mécanisme intellectuel et de son organisation. Ce mécanisme, qui sert d'intermédiaire entre les impressions d'une part et les expressions de l'autre, préside à la fois à la réception des émotions d'arrivée, à leur distribution et à leur élaboration interne, enfin à leur répartition sous forme de mouvements et plus généralement d'express^ions.
On y distingue des relais, qui sont les intelligences primaires des réflexes immédiats : celles des réflexes moteurs ganglionnaires viscéraux, des réflexes médullaires, des réflexes sensoriels (l'intelligence rétinienne, bullaire-olfactive et cérébelleuse) ; celles des réflexes composés ou instincts siégeant dans les noyaux des hémisplières cérébraux et représentant une première ébauche de concentration (l'intelliffence cérébrale nucléaire). On v distingue enfin l'intelligence supérieure, carrefour général ou poste central des émotions, foyer de la connaissance et point ultime de réflexion.
Considérons maintenant les organisations sociales a naturelles » connues. Ce sont évidemment les Républiques, seules maîtresses de leur propre évolution. On connaît le jeu normal do société tel qu'il apparaît en république. Je prends pour type, non pas notre France, dont l'intelligence républicaine,
sans cesse entravée est loin d'être affinée ; non pas
rAmérique des Etats-Unis, naguère encore trop occupée à essaimer pour s'adonner à des soins dor^anisafon visant un autre but que d'essaimer, nTais
bien la Répul^lique Helvétique dont l'organisation se poursuit spontanément et sans secousses depuis déjà longtemps.
Je rappelle quelle est l'organisation de la Suisse dans ses grands traits.
Le Suffrage Universel est à l'origine ; il est jalousement respecté, et ses fraudes, s'il s'en produisait, sont considérées à l'égal d'attentats de lèse majesté. Plus loin voici venir successivement la Commune avec ses conseils législatif et exécutif, le Canton et enfin l'Rtat, ayant chacun les leurs. Les lois élaborées qui soulèvent de l'opposition sont renvoyées « ad référendum >, devant le peuple qui statue en dernier ressort par un vote d'acceptation ou de rejet. L initiative des lois appartient à la fois aux conseils et aux électeurs par la voie du pétitionnement.
Celte organisation est la reproduction pure et simple du mécanisme intellecluel cérébral. L'intelligence primaire des réflexes simples, moteurs et sensoriels y est représentée par les conseils de la Commune • celle des réflexes composés, parceu.K du Canton ; l'in! telligence supérieure enfin, par les conseils de lEtat Les divers conseils sont formés de plusieurs personnes, conseillers ou ministres.il en est de même pour I -ntolligence à tous ses degrés, dont les ministres
sont descellules nerveuses en nombre toujours assez grand. Ces cellules réagissent les unes sur les autres