DEUXIÈME PARTIE
par réflexion réciproque comme font les ministres entre eux par la discussion, et nul courant intellectuel ou social ne vient à effet qui n'ait subi l'influence d'une répercussion générale.
L'Etat ne connaît pas directement de toutes les affaires de la Commune ni du Canton, car beaucoup s'arrêtent en route. Ainsi en est-il pournous individus, dont les réflexes simples et même les composés intéressent pour l'ordinaiie fort peu la connaissance. L'Etat en connaît cependant d'une manière indirecte par le contrôle général qu'il se réserve d'exercer : de même les réflexes simples et composés sont placés sous le contrôle des centres de la connaissance. Ainsi les actes de l'expulsion des matières excrétées, ceux de la reproduction et d'autres sont des réflexes de bas étage, ce qui ne les empêche pas d'être, dans une certaine mesure, sous la dépendance et la haute suprématie des ministres de Tintelligence supérieure.
Dans d'autres domaines l'Etat entretient avec les
individus des relations tout à fait directes. Cela so passe ainsi pour toutes les fonctions d'intérêt général. Il en est de môme pour nous dont la connaissance arrive à distinguer les impressions les plus déhcates du toucher extérieur, celles du goût, de l'odorat, de l'ouïe, de la vue, jusqu'à reconnaître non seulement quel est le lieu exact de l'impression, mais même quelle en est la nature. On se rappelle à ce sujet une démonstration très nettement fournie par la vue dont les perceptions se localisent au champ