TROISIÈME PARTIE
En vertu de ces considérations, l'instant et le lieu, ainsi que l'intensité peuventètre définis les moments élémentaires des forces. On les appellera aussi les moments mathématiques des forces en se rappelant que le mot mathématique, suivant une définition antérieure, exprime que leur isolement les uns des autres est le fait de la pensée.et ne saurait être possible objectivement; en se rappelant aussi que le mot moment est synonyme de mouvement.
L^instant du temps, le point de l'espace nous sont des entités familières. Pourquoi pas le troisième facteur? Tout aussi bien nous le pouvons constater par l'analyse qui est une dissection progressive des harmonies, et, ce faisant, en estimer l'explication suffisante, On constate l'instant, on constate le lieu et nul ne cherche à les expliquer. Ainsi doit-il être du moment de tension ou de l'intensité.
« Le mot tension, de tendre (proche parent, de tenir, d'où les synonymes ton, tonus, tonicité), s'est dit d'abord des cordages soumis aux efTets de la traction et, en particulier, de la corde des arcs, un des premiers instruments qu'ont inventés les hommes. De là sa première acception, qui est encore aujourd'hui celle de la physique, lorsqu'elle parle de la tension appliquée aux arcs, ressorts et autres solides élastiques. La mécanique des vapeurs survenant a, naturellement, appliqué h ces corps également élastiques une expression qui sadaptait très exactement aux circonstances nouvelles : la vapeur comprimée est assimilable à un ressort tendu, et le