‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 139 sur 188 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

mot tension lutte avec avantage contre l'expression plus logique cependant, de pression. Voici venir enfin l'électricité voltaïque, tout aussitôt le mot ten~ sion se présente sous la plume de Volta. Il a perdu désormais son sens primitif pour prendre une acception générale applicable à l'électricité, comme à la lumière, comme à la pression de vapeur, comme à 1 élasticité, comme à toutes les forces, en un mot, et cette acception rappelle les degrés de la force comparés à ceux qu'imprime à un arc la tension de sa corde. Mais ce n'est là qu'une comparaison, et, en reahte, la mécanique désigne sous le nom de tension l'attribut fondamental de la force, celui qui lui permet d'agir sur elle-même, celui que le langage psychologique, indifférent aux comparaisons et parlant au nom de la force, c'est à-dire pour nous, de la peusee, a exprimé par le terme conscie7ic^^y(i). La tension, synonyme de conscience, est l'harmonie des moments qui la composent : une harmonie d'intensités, faussement appelées « tensions de repos », parce qu'elles

sont la tension considérée dans l'infiniment petit de ses moments.

Je conclus :

La force, et c'est là sa délinition, est réductible en dernière analyse en un composé ou liarmonie d'imtants, de po,„ls et d'intensités; un être à trois mouvements.

Non seulement, comme l'a voulu Aug. Comte après (1) Psychologie naturelle, p. 176.

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