‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 14 sur 188 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

fruit d'une relation de la pensée avec elle-même, d'un rapport de pensée ou « rapport mathématique ».

L'opération par laquelle s'effectue la mise en relation des unités pour former les nombres est la superposition ou fusion des émotions, composée tantôt d'addition, tantôt de soustraction. Arrivées au contact en un foyer cofnmun, cellule ou groupe cellulaire nerveux contigu aux foyers de leur évolution primitive, deux émotions premières s'y confondent. On désigne cette opération d'un mot qui signifie fusion ou mélange : celui de mesure universellement employé et synonyme de rapport, dans le sens spécial de la mise en relation des unités mathématiques. Ce qui a lieu à l'intérieur de la pensée n'est qu'une application de ce qui se passe également au dehors dans l'opération de mesurer, mélanger ou mesler les unités deux par deux pour les mesurer.

Emotion engendrée en un foyer supérieur par la fusion, addition ou soustraction, des émotions deux par deux, le nombre est donc la mesure ou Vharmonie binaire des unités.

Les nombres sont de deux catégories générales : les multiples et les sous'multiples. Les premiers sont les « nombres entiers » dont je n'ai pas à rappeler la dérivation simple non plus que les dénominations bien connues sous le nom de chiffres. Les seconds sont les « nombres fractionnaires » non moins simplement dérivés et plus simplement dénommés d'une

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