TROISIÈME PARTIE
n'est accidentellement contenu, va se propageant et se dispersant en tous sens dans le temps et dans l'espace, jusqu'à ce qu'équilibre s'en suive. La force s'épand donc et se dissémine, et il n'y a pas de limite à sa dispersion, à son fraclionnementou, comme on dit, à sa diffusion.
La conséquence naturelle de la diffusion des forces, son contrôle en même temps est leur uhiquiti'. Il y en a partout. Les astres attirés ou repoussés, échauffés ou refroidis, éclairés ou obscurcis, la rencontrent sans cesse. Le soi-disant vide le plus parfait marque sa température au thermomètre, son état électrique au galvanomètre; la pesanteiy^y est reconnaissabie à la chute des corps. 11 marque sa résistance aux secousses ou ondulations qu'il imprime aux forces en voie de diffusion et que l'on reconnaît aux inlerruptions nommées interférences. L'ondulation n'est pas inhérente aux forces, elle es! un phénomène accidentel, un mode imposé par les résistances. Le vide n'existe pas; la force, au contraire, est partout. Les forces, en diffusant, marquent la tevsion, le temps et Vespace, mouvements obligés de toute propagation, comparables aux ordonnées et aux abcisses que le géomètre voit se dresser spontanément lorsqu'en ses figures il analyse les phénomènes. Aucun de ces trois éléments ne possède l'individualité. Celle-ci appartient à leur seule harmonie. Si l'on objecte que la tension, le temps et l'espace ont chacun leurs mesures propres et que cela semble leur donner une sorte de corporéilé, il est aisé de répon-