‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 148 sur 188 · IL · texte numérisé non relu

IL

Supposer en eiïet que les manifestations naturelles émanent d'une force unique, c'est nier la force, car une force quelconque ne se peut concevoir que par son action sur une force résistante. Et supposer ensuite les forces élémentaires (Hre au nombre de deux revient au même. Car, agissant l'une sur lautre, elles fusionnent ou s'accumulent. La vie exige des éléments en nombre multiple. Elle suppose une tierce force toujours prête à empêcher l'extinclion réciproque des autres forces.

Les forces élémentaires sont donc nécessairement multiples et au nombre d'au moins trois ainsi que les moments dont nous les savons composées.

Détermination des forces élémentaires. — il reste à

chercher s'il est possible de pressentir à la lumière de la science actuelle quelle peut être une détermination des Priménergies.

Un intérêt de curiosité très grand se rattache à cette recherche. Dût-elle ne pas aboutir, la seule fixation d'éléments hypothétiques est déjà un service rendu par les facilités apportées à l'argumentation et à l'introduction de fécondes hypothèses ultérieures.

Remarquons d'abord qu'il n'est pas^ entre les manifestations actuellement dénommées forces de différences fondamentales. La science, au contraire, va chaque jour démontrant mieux l'étroite parenté de la force mécanique, delà chaleur, de la lumière, de l'électricité. Ce n'est donc pas dans ce classement qu'il y a lieu pour nous de rechercher des éléments

LIVRi: I

de force. 11 faut voir ailleurs, et voici ce que l'on trouve. •

Il y a trois modes primordiaux de l'énergie.

L'un est celui des entrées en combinaison ; il a nom Vabsorption. On le connaît en chaleur, en lumière, en électricité, en mécanique, tout comme en

chimie.

Le second est celui des sorties de combinaison ; il a nom rémission. On le connaît également dans toutes les variétés de la force.

Le troisième enfin, connu sous le nom de cohésion accompagne Tétat de combinaison des forces.

Cohésion, absorption, émission, ou en abrégé G. A. E., telles nous apparaissent provisoirement les priménergies, qu'il reste à considérer dans leurs manifestations : la matière et la vie.

L'argumentation qui va suivre est indépendante des espèces que l'on a choisies et pourrait être appliquée d'une façon toute générale.

La matière.

Théorie éïicrgétiqtie et acinétique de la matière. — La matière, de tous les phénomènes accessibles à nos sens, le plus durable, joue par là même dans notre existence un rôle extraordinairement apparent. II en est résulté qu'on l'a gratuitement élevé h la hauteur d'une entité étrangère aux forces. Et pourtant nous la connaissons la matière par

Page 1