‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 151 sur 188 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

La théorie énergétique de la matière obéit aux indications du langage lorsqu'il parle de « force vive » et de force matérielle ». Une force matérielle est de la force tenue en équilibre relatif ou matérialisée; une force vive est de la force en mouvement de combinaison ou de décomposition. Entre la matière morte et la matière vivante, il y a même différence.

Faite de forces, dont la propriété est dVtre en incessante diffusion, la matière ne peut être une agglomération de parcelles immuables, comme le veut l'ancienne atomistique, Ses atomes sont des grandeurs dynamiques.

Discussion de la théorie. — Je sais les arguments que l'on oppose à cette doctrine.

On représente d'abord que, la matière ayant été torturée de toutes façons par les moyens dont disposent et la physique et la chimie, on n'est jamais parvenu à la diviser au-delà de certaines limites que l'on appelle les corps simples. Mais qu'est-ce que cela prouve sinon qu'il est des combinaisons indissolubles dans les conditions telluriennes, les seules qui nous soient accessibles. Gela n'établit nullement leur stabilité en dehors de ces limites.

On dit encore, et c'est l'argument capital, que, si la matière était réellement une combinaison de forces, elle devrait augmenter et diminuer de poids sous l'influence des accroissements et diminutions de chaleur^ de lumière, d'électricité, de pression, tandis qu'en réalité il n'en est rien. Mais c'est là

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