‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 156 sur 188 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

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des combinaisons nouvelles que l'on appelle corps composés, lesquels s'associent également entre eux et avec les corps simples en proportions non moins

définies.

L'unité de combinaison des corps simples est appelée atome, oelle des corps composés, molécule. Ce sont les grandeurs relatives, mesures des proportions suivant lesquelles les corps entrent en combinaison ou : les moments mécaniques de la combinaison matérielle. Un moment est en mécanique « le produit de la force multipliée par le bras de levier » ; la force est ici représentée par le pouvoir de combinaison propre à chaque cas particulier et le bras de levier, par la quantité de chacun des corps en présence dans la combinaison.

Je sais bien que telle n'est pas la définition ordinaire, et qu'on s'est laissé quelquefois entraîner à reproduire au bénéfice des atomes chimiques la doctrine de Leucippe, de Démocrite et de Lucrèce qui voyaient en eux des parcelles matériellement indivisibles. Une pareille formule contredit à l'incontestable propriété des éléments d'être inliniment diffusibles et n'est aucunement justifiée par les faits mêmes sur lesquels on l'étaye. Comment? Parce que les corps s'unissent en des proportions simples et définies, if en faudrait conclure à leur divisibilité limitée en des parcelles de dimensions déterminées. Je n'en vois nullement la raison. Pas plus que je ne me croirais autorisé à conclure que la lumière est faite de parcelles indivisibles parce qu'il

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faut pour obtenir le même effet lumineux une proportion constante des mêmes radiations.

Si les corps s'unissent en proportions définies, cela ne peut signifier autre chose sinon qu'il résulte de leur constitution même une certaine puissance d'action sur les autres corps : celle qu'on a appelée leur dynamicité ou atomicité, et que nous pouvons nommer synergie. Llle est l'énergie sommaire ou résultante de toute combinaison.

Examinons d'abord le groupement GAE le plus simple. L inéquilibre fondamental des forces exige pour leur neutralisation matérielle l'apport d'un complément d'énergie. Emprunté au milieu ambiant, ce complément, ou l'énergie nécessaire pour équilibrer le groupe idéal GAE, est son pouvoir de combinaison ou sa synergie. On pourra l'exprimer par la figure ouverte ;

représentant l'unité synergique ou la résultante primordiale des éléments de force.

On appelle monodynameseimono-atomiques les corps dont la synergie égale l'unité. Leur constitution la plus simple vient d'être représentée. On rangera à côté les corps plus complexes de même puissance dans lesquels des groupes GAE auront été neutralisés les uns par les autres à l'exception d'un seul ainsi que l'indique cette figure.

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De pareils corf)S ne pourront jamais offrir à la combinaison qu'une synergie unique : ils ne pourront s'ouvrir non plus qu'à la combinaison avec une synergie étrangère unique. On peut les dire unidéhiscents.

Les corps appelés didijnames et aussi diatomiques représentent naturellement tous ceux auxquels leur constitution a réservé une double synergie et une double dêhiscence comme l'indique la figuration suivante :

On aura de même pour les corps tridynames la figuration :

Ces corps doués d'une triple puissance synergique sont accessibles à une iri\de dêhiscence.

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