‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 53 sur 188 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

l'opposer aux facéties des spirites et autres transmetteurs de pensée humaine.

Les communions de pensée. — Dérivé du latin am = avec, et manus, charge, le mot communion s'applique aux charges portées en commun ou impressions communes par lesquelles est établie une simultanéité de sensations identiques. Celle-ci établit entre les individus une sorte d'harmonie par agrégation, qui en fait les éléments d'un commun ensemble ; elle établit entre eux, à défaut de relation directe, la communauté de l'impression.

Les exemples abondent:

L'aurore de la vie sociale est pour nous certainement le heurt de Tenfant contre les parois de l'utérus maternel : la commune impression de tact, ou le contact qui en est le résultat. Nous ne savons quel est le sentiment qui en est éveillé dans l'esprit du petit être, mais il y en a certainement un, si rudimentaire soit-il ; et la preuve en est dans les bonds que provoquent les pressions exercées sur l'enfant à travers les parois abdominales. Ces mouvements complexes entraînant le déplacement du corps en son entier sont l'indice d'un travail intellectuel (i) certain par le fait même de leur complexité. Quant au sentiment éveillé dans l'esprit

(i) « Signes de ViatelUqence : Il importe qu'avant tout nous sachions bien reconnaître les opérations de l'intelligence à ses manifestations. Rien n'est plus facile, tout choix, toute division, toute intelloction, d'une émotion première ayant évidemment pour conséquence la multiplicité

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