Grundlegung zur Metaphysik der Sitten
Il m'a paru, après réflexion, qu'il valait mieux conserver la traduction devenue usuelle chez nous du titre de l'ouvrage ; elle est incomplète, en ce qu'elle ne rend pas surtout V action de fonder exprimée par le mot « C.rundlegung »; mais elle est moins pénible et moins inexacte même que d'autres traductions possibles, fatalement forcées, soit de faire violence aux habitudes de notre langue, soit d'efiacer l'annonce du caractère fondamental et préliminaire attribué par Kant à son œuvre. Abbott, pour sa traduction anglaise, a adopté blinda mental principles of the metaphysic ofmorals.
2. V. la lettre de Hamarm à J.-G. Lindner, du lei- février 176^ (Schriflen, Kd. Uoth, III, p. 2i3), ainsi que sa lettre à Herder, du 16 février 1767 (/Oid., ].. .^70). — V. les lettres de Kant à Lambert, du 3i décembre 1765 et du
'■ septembre 1770 {Briefvechsel, I, p. 53 et p. 93); sa lettre à Herder, du '.) mai 17O7 {Ibid., p. 71); ses lettres à Marcus Herz, du 7 juin 1771, du ^i février 1772, et de la fin de i-j-jS (fùid., p. 117, p. 12'i, p. i37-i38). -
V- les lettres de Ilamannà Ilartknoch, du 7 mai 1781 (Gildemeister, Hamann. Uben und Schriften, 2^ éd., 1875, II, p. 3(38), et du 11 janvier 178: {Srhrifien, VI, p. 236). — V. plus haut, p. 14.^4, p. i56-i57, p. 2/17.
3. L'ouvrage avait cependant été annoncé, dans le catalogue de la foire de la -amt-Michel de 17C5, parmi les livres à paraître prochainement, sous le titre de Critique du goût moral, Kritik des moralischen Geschmockes ; mais
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LA PHILOSOPHIE PRATIQUE DE kAM
gung avait été primitivement entreprise pour mettre enfin à exécution un ancien projet, en même temps que pour remplir une partie essentielle du programme tracé dans rArc/iiteclonif/ue de la Raison pure'. Cependant, s'il fallait prendre à la lettre certaines indications contenues dans des lettres de llamann. le travail qui aboutit à la Grundleya/ifj aurait commence par être une ((yl////cr///Vy//e » dirigée contre le Cicéron de Garve ; ce serait dans la suite qu'il se serait converti en des prolégomènes à la morale; sous cette dernière forme, il aurait été terminé vers septembre 1784'. Mais l'on peut difTicilement croire que cette Aniicrilifjue ait été dans la pensée de Kant un ouvrage indépendant, devenu ensuite, par métamorphose, la GvumUefjuiuj : le nom iï appendice, par lequel llamann la désigne dans une lettre ultérieure ^ traduit sans doute avec plus de fidélité les intentions que Kant avait pu avoir. Comment aurait-il convenu à Kant d'aborder par la voie détournée delà polémique des problèmes auxquels il entendait donner le plus tnt possible une solution doctrinale.^ Car il écrivait à Mendelssolm le 1 G août 1783: « Cet hiver, je terminerai la première ])artie d(^ ma morale, sinon en totalité, au moins pour la i)lus grande part. Ce travail est susceptli)li' d'être plus populaire ; mais il est bien loin d'avoir en luimême cetatlrait, si puissant pour élargir l'esprit, (prengendre âmes yeuxla perspective de déterminer la limite et tout le contenu de la raison humaine dans son ensemble ;
bien qu'alors Kant estimât que la mclhode à suivre devait être une métliodo d'analyse psvchologiquc (v. plus haut, p. 102), il ne renon.ait pas à présenter sa tentative comme une métaphysique de la morale. V. la lettre à Lambert, du 3i décembre 170"), citée i)lus haut.