I. lit, p. ôSS-Sâ'i. 000/ r
1. V. diverses lettres de llamann à llerdor (Schri/ten, \ 1, p 07^-574 ; y^ âemehicT,op. cit., 111. p. I3 ; Otto lloir.nann, //erders /incfe an Joli- Georg llamann, i88(), p. 26(J) et à Scheiïner (Gildemeister, 111, p. 7, p- ^ -\)' relatées dans la notice dont Paul Menzer a fait suivre la Inandleguna dall^ l'édition de l'Académie de Berlin. IV, p. GaO-O^S, et complétées par des communications inédites dues à A. Warda. , 3. Lettre inédite à llerder, du 28 mars 1785; communiquée par \N arda a
Menzer. Ibid-, p. ^^8.
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ajoutez-y ce motif principal, que même la morale, si elle doit, à son achèvement, pousser par-dessus elle jusqu'à la Religion, faute d'un travail préparatoire et d'une détermination sûre de cette première sorte, va s'embarrasser inévitablement dans des dlflîcultés et des doutes, ou bien se perdre dans la chimère et l'exaltation visionnaire * ». C'est donc à une exposition directe de sa morale que Kant songeait ; et ce n'est sans doute qu'incidemment qu'il y a mêlé dans sa pensée cette critique de Garve, dont la trace ne se laisse pas retrouver aisément dans son œuvre achevée ^ Faut-il maintenant, par cette première partie de sa morale, dont il parle ii Mendelssolm, entendre simplement la première partie d'un livre destiné à développer entièrement sa docirine. ou plutcM un livre indépendant, mais limité à une partie du système.^ Il n'est pas facile d'en décider. Tout ce (pion peut supposer, d'après des indications de Kant^ c'est (pie le travail entrepris devait être primitivement plus compréhensif ou plus complet, qu'il a voulu être d'abord une Métaphysique des mœurs, puis tenté d'être une Crill(pie de la liaison pratique, qu'en devenant une Grandiefjanr/, un exposé préliminaire, il a cherché d'une part à garder quelque chose de la « popularité » de la Métaphysl(|ue des mœurs', d'autre part, à aborder les inévitables ])roblèmes d'une Criticjue de la liaison pratique, sans s'engager encore à les examiner dans toute leur ampleur. Quoi qu'il en soit, il ne semble pas, du moins à première vue. que ces divers changements d'intention aient trop marqué dans l'ouvrage même. « Dans ce livre, a pu dire Schopenhauer, nous trouvons le fondement, par suite l'essentiel de son Ethique, exposé avec une rigueur systé-