IV, p. :î~i
3. IV, p. So."). Cf. p. 2^^. p. 253, p. «73. — Cf. Kritik der praktischen Venuinft : « ... Car les inclinations changent, croissent avec la faveur qu'on leur acconle, et laissent toujours après elles un vide encore plus grand que celui qu'on a cru combler. ^ oilà pourquoi elles sont toujours à charge à un être raisonnable, et quoiqu'il n'ait pas la puissance de s'en dépouiller, elles le forcent cependant à souhaiter d'en être délivré. Même une inclination à ce qui est conforme au devoir (par exemple, à la bienfaisance) peut sans doute rendre beaucoup plus aisée l'elficacité des maximes morales, mais elle ne peut en produire aucune... L'inclination est aveugle et servile, qu'elle soit ou non d'une bonne nature, et la raison, là où il s'agit de moralité, ne doit pas seulement jouer vis-à-vis d'elle le rôle de tutrice, mais, sans avoir égard à elle, elle doit, comme raison pure pratique, n'avoir souci que de son intérêt propre. Même ce sentiment de pitié et de tendre sympathie, quand il précède la considération de ce qui est le devoir et cju'il devient principe de détermination, est à charge aux personnes même de pensée droite ; il porte le trouble dans leurs maximes rétléchies et produit en elles le désir d'en être débarrassées et d'être uniquement soumises à la raison législatrice. » V, p. 12V V, p. 85. — Cf. Kritik der [/rtheilskraft, V, p. 21 3, p. 280. — Cf. Metaphysik der Sitten : « Le devoir est une contrainte pour une iln assumée à contre-cœur. » \ 11, p. 189. Cf. p. 182, p i()8, p. 3o5.
'\. Cf. Ceorg Siminel, Kant, Kjo'i, p. 110-112. — Ce (pie Kant appellera, dans la Métap/iysiffue des mœurs, ï « ascétique morale » consiste simplement en une discipline des {)enchants, et voici ce qu'il en dit : « La discipline que l'homme exerce sur lui-même ne peut être méritoire et exemplaire que par le sentiment de joie qui I accompagne. » MI, p. 298. — Il n'y a donc pas
que les hommes poursuivent le bonheur par une nécessité (le leur nature ; ce n'est même pas là seulement une fin à laquelle ils tendent en fait : c'est une fin qui se déduit de leur qualité d'être finis en même temps que raisonnables '. Dès lors comment pourrait-on leur demander d'y renoncer? Aussi Kant ne demande-t-il pas du tout qu'ils y renoncent; bien plus, il considère comme un devoir pour chacun de travailler à son bonheur ainsi qu'au bonheur d'autrui. « Assurer son propre bonheur est un devoir (du moins indirectement) ; car le lait de n'être pas content de son état, de vivre pressé par de nombreux soucis et au milieu de besoins non satisfaits pourrait devenir facilement une c^rande leti talion lV enfreindre ses devoirs'. » En outre, et ceci est une obligation directe, ((je dois chercher à assurer le bonheur d'autrui », mais (( non pas comme si j'étais intéressé par quelque endroit à sa réalité' ». La morale parait donc non seulement tolérer, mais encore exiger qu'à certains égards les inclinalions de l'homme soient satisfaites '.
lieu de parler de l'ascétisme de Kant, à moins de donner à ce mot un sens très large et très indéterminé, comme le fait par exemple Bender (Metaphysik und Asketik, Archiv fur Geschichtc der Philosophie VI, p. i-/|2, p. 208- 224, p. 3oi-33i), qui d'ailleurs n'expose l' « ascétisme » de Kant qu'à l'appui de sa thèse générale, historiquement très discutable, selon laquelle toute explication métaphysique de la moralité a pour complément nécessaire l'ascétisme. I. IV, p. 2(J3, p. 278. — Cf. Kritik der praktischen VerniuifL : « Etre heureux est nécessairement le désir de tout être raisonnable, mais Uni, et c'est par conséquent un véritable principe de détermination pour sa faculté de désirer. .. » V , p. 2G.