‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 234 sur 345 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. V. notamment V, p. 102 : « Mais le m.^.me sujet qui. d'un autre côté, a conscience de lui-mùme comme d'une chose en soi, considère aussi son existence, enfant qu'elle n'est pas soumise aux conditions du temps, et se considère lui-même comme ne pouvant être déterminé que par des lois qn 11 se donne par sa raison même. Dans cette existence qui est la sienne, il n'y arien pour lui d'antérieur à la détermination de sa volonté, mais toute action et en gênerai tout chan^rement de détermination de son existence tel qu'il est pour le sens intime, même toute la suite de son existence comme être sensible, ne doit être considérée dans la conscience de son existence inteUi^'ible Mue comme conséquence, et jamais comme principe déterminant de sa causale comme noumène. A ce point de vue l'être raisonnable peut, de toute action contraire à la loi et accomplie par lui, quoique, comme phénomène, elle

Sans doute, comme dans la O/Z/vae delà raison pure, Kant explique ici par le caractère intelligible cette uniiormlté de conduite cpii apparaît chez les hommes, particulièrement la tendance au mal (pii se maniieste si tôt chez certains d'entre eux, et cpii résiste à toutes les bonnes influences de milieu et d'éducation : il explique de même que des dispositions et des actions mauvaises, malgré l'enchaînement naturel des circonstances qui les déterminent dans le temps, restent imputables à l'individu, puisqu'elles sont la conséquence de mauvais principes immuables hbrement choisis. c( Tout ce qui résulte, dit-il, du libre arbitre \W//kuhr d'un homme, comme est certainement toute action faite avec intention, a pour fondement une causalité libre reine frcicCaiisalHiit . qui. dès la première jeunesse, exprime son caractère dans ses manifestations phénoménales (les actions) '. » Mais si la constance du caractère paraît commu-

soit suffisamment déterminée clans le passé et sous ce rapport iriévilahlement n"re. dire à bon droit cpfil aurait pu ne pas la commettre ; car elle loDartiènt avec tout le passé qui »« détermine, à un phénomène umcpie au Som^n; dTcaractc^e^^ se donne à lui même, et d'après lequel d s a t^ iribue comme à une cause indépendante de toute sensd^hte, la causahle de

"^rs£^c"oTe \uc Kant n'emploie ici le mot « caractère >> que pour dési^

gner le caractère Intelligible et ^u'il ne parle ?^^ ^^'^ ?^r^]:^:ZJ^.

îemble aiuM elVacer le dualisme trop exclusivement spéculatif dc> deux, carac

èrl telqu'il l'avait développé dans la Criti,,ue de la raison pure i>ou

rriue d' V ntage rinlluen^ce dnecte <le la règle d'action adoptée par le s., et sur sa vie sensible « La s'ie sensible a relativement à la conscience .,./.// - "I/. de son existence (de la liberté) l'unité absoluod'un phénomène (nhsolute fZTZies Phanoniens), qui, en tant qu'il contient uniquement des manifestations phénoménales (£V.sc./..,../.AV,0 de l intention qui a rapporta la Toi mora^ (du caractère), ne doit pas être jugé d'après la nécessite naturel e ? (\ p. .o3). Ainsi, tandis que dans la Critu/uc de la raison pur.

e caractère empirique que l'homme possède « comme toutes les autres choses de la na ureT 111 p. 878) parait souvent unir assez indistinctement les phetm'^nes doon s k la reVéLtation sensible et les phénomènes vo on ta.res (v"ur cette cpiestion, et sur tout le problème des deux --^;.7-,;;'i"^,^ Falckenberg, Ve/>e;- c/^./ intelli^ihlen Charakler : ,-«/• Ar.//X ./e/- Aj/// /sc^e«7vS;.7.s/./.r., Zeitschrift fur Philosophie und ph. osophi^che Krit k Neue Folge, LMI, 1879, p. .0-85, .09-200), ici au con raire appara. plus nettemenf la conception'dc! ce qu'on pourrait non.ner '^^^^^^^^^^^ c'est-à-dire de la vie sensible fondée, non pas sur la causahte de la cl ose e soi en général, mais sur la liberté dans son rapport immédiat avec la lo n^ojal^;

fv p io4 - Le libre arbitre (Willkuhr) n'est pas ici appelé a chois r lui-même les maximes et à constituer le caractère, comme .1 le sera dans la

LA CRITIQUE DE LA RAISON PRATIQUE

nlquer une même valeur d ensemble à toutes les actions accomplies, elle n'empêche point que chacune de ces actions, prise isolément, ne relè\e du jugement moral, que même chacune d'elle ne soi! libre à tout moment'. En effet, quand il s'agit de la loi de notre existence intelligible, qui est la loi morale, la raison ne connaît pas de distinction de temps, elle ne recherche point si tel acte, accompli après daulres, n'a pas reçu de ces derniers sa nature et son sens, mais si cet acte nous appartient véritablement : dès qu'il nous appartient, elle le juge comme s'il formait à lui seul un tout complet, d'après la spontanéité absolue de la liberté. Aussi le repentir, que les fatalistes conséquents, comme Priestley, traitent d absurde, — et à bon droit suivant les principes de leur doctrine, — est-il en réalité un sentiment légitime : car, bien qu'il porte sur un acte passé, par consécjuent irréparable, il porte sur lui, non pour la place qu'il a occupée dans le temps, mais pour l'effet authentique qu'il est d'une décisioil libre '. ivant incline donc à éliminer de sa théorie du caractère intelligible le substantialisme plus ou moins explicite qui était en elle ' ; bien qu'à cer-

Reli}iion dans les limites de la simple raison ; il n'est que l'instrument ou le véhicule de la décision prise par la liberté transcendantale pratique.

I. « Satisfaire au commandement catégorique de la moralité est au pouvoir de chacun en tout temps » zu aller Zeit). N . p. 3f).

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