V, p. io'i-io
2. Cf. nie Religion, Vï, p. i4'». noie. — V. Schopenliauer, UeOer die Freiheit des mllens. Ed. Grisôbacli, III, p. 449-43o.
LA CRITIQLE DE LA RAISON PRATIQUE
incontestable ; comme aussi sans doute en soutenant que cette idée est déterminable essentiellement et exclusivement par notre faculté pratique \ Cependant l'examen plus approfondi et plus précis du rôle que joue cette dernière faculté n'a pas été sans modifier, en la développant dans un certain sens, la conception que la Critique de la Raison pure avait exposée de la hberté transccndantale. La Critique de la raison pure, ainsi que nous l'avons vu', maintenait le rapport pratique de la raison aux actions volontaires de l'homme sous le rapport spéculatif des choses en soi aux phénomènes, et ne faisait de la volonté obligée par les impératifs qu'une apphcation en quelque sorte subordonnée de la causahté des choses en soi ; elle présentait le caractère intelligible comme la loi fondamentale de cette causalité, moralement spécifiée en ses effets plus qu'en ellemême. Ici, au contraire, — après la doctrine constituée dans la Grundlegung, — la loi morale, fournissant à l'idée de la causahté hbre le contenu qui en justifie la réahté, tend à identifier pleinement cette idée avec elle ; c'est donc par rapport à la loi morale que se détermine directement le caractère. La causahté de la raison, au lieu d'exprimer simplement pour la pratique la causahté de la chose en soi, paraît l'absorber toute : c'est l'être raisonnable qui se donne à lui-même son caractère intelligible, d'où dérive Tunité de sa vie sensible comme phénomène ":