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portant d'elle-même, et rien que pour satisfaire à ses exigences propres, des solutions immanentes à ces problèmes; et elle établit de ce point de vue entre les deux une hiérarliic qui sauvegarde toutefois la maîtrise de chacune dans son domaine '. Elle témoigne donc que si la Critique reste l'ennemie du dogmatisme, elle reste la plus fidèle amie de la raison, et l'auxiliaire la plus sûre de son juste effort pour embrasser dans l'idée d'un système total ce qui théoriquement nous est accessible et ce qui pratiquement nous intéresse.
LA CRITIQUE DE LA FACULTÉ DE JUGER
CIIAPIÏUE VI
LA CRITIQUE DE LA FACULTÉ DE JUGER
La CrUujae de la Facullé de juger', clans son unité la plus visible, se présente comme la solution d'un problème que faisait logiquement surgir révolution de la philosophie morale de Kant. Après s'être appliqué à définir strictcmeiil la liaison pratique dans sa fonction propre, après en avoir afHrmé la suprématie sur la raison théorique, kant n'en avait pas moins maintenu que c'est une seule et mémo liaison qui se manifeste dans la dualité de ses usages". Mais il ne pouvait sans doute estimer sulïisant que cette unilé fut alTirmée d'une façon sinqilement formelle, sans se démontrer par quehpie action de l'esprit médiatrice entre la législation de la raison théorique et la législation de la raison pratique. Que ce soit une même liaison qui donne nais-
1. Kiitik der Urthellskrafh 1790.— Avant V Introduction qui a pris place dans cet ouvrage, Kant en avait écrit une autre dont il renonça à se servir à cause de sa trop grande étendue. II la confimuni(|ua cpiclques années plus tard à Jac-Sig. Beck. lui laissant la liberté d'en faire l'usage qu'il voudrait. (V. les lettres de Kant à Beck. du 4 décembre 1792. liriefurc/isi'l. H, p. 38i-38:k du 18 août I7C)3, /hid., p. AaO, et les lettres de Ik^ck à Kant, du 10 novembre I7()'i, Ihid., p. 372, et du 3o avril 1793, /hid., p. An ) Beck en fit un extrait, qu'il publia dans un appendice au second volume de son Auszu'i ans Knnta kritisclien Schri/ten (179^), ^ous le titre : Anmerkitni>cn zur I'AIileitung in die Kritik der Urtheilskraft. Les éditeurs de Kant l'ont adnu^ dans leurs éditions, — justement, étant donnée l'exactitude avec laquelle Beck composait ses extraits de l'œuvre de Kant. llartenslein l'intitule dans >a seconde édition Uehcr Phito.saphie iilterhanpt, zur Einleitung in die Kritik der IJrtheilskrafh VI, p. 373 -Ao4. Benno Erdmann l'a joint aussi à son édition de la Critique de la Faculté de juger, sous le titre: Beck s Auszug nus hauts ursprùngUchem Ent^vurf der Einleitung in die Kritik der Urtheilskraft, p. 3^1 373.