‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 282 sur 345 · Ueber eine Entdeckung, M, p. 6 sq · texte numérisé non relu

Ueber eine Entdeckung, M, p. 6 sq

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mies, riinpossibilitc de connaître le supra-sensible ' : des noumènes, disait-il, il n'y a pas de science ". Si donc la Métaphysicpie reste à bon droit la prétention d'atteindre le supra-sensible au moyen de la raison, elle ne peut l'alleindre véritablement qu'au moyen de la raison pratique, non de la raison théorique: toutes les tentatives de Leibniz, de WoUTet de leurs disciples pour étendre la spéculation jusqu'à ces objets suprêmes de la Métaphysique, qui sont Dieu, la liberté et l'immortahté restent vaines en droit comme en Tait : s'il y a place pour une détermination de ces objets, ce ne peut être que pour une détermination pratique, dont le dogmatisme spécial substitue la foi à la science \ Voilà ce quil convient de répéter contre ceux qui prétendent qu'il faut juger dv la vérité des choses d'après ce que Leibniz en a dit : comme s'il jiouvait y avoir un auteur classique en philosophie'. Et même ces défenseurs aveugles du leibnizianisme n'en com[)rennent |)as toujours et qui, pis est, en altèrent le sens, ils ne voient pas qu'admettre, avec le principe de la raison suflisante, un autre principe que le principe de contradiction, c'est reconnaître la nécessité des jugements synthéliques a priori ; ils font au génie mathématique de Leibniz le plus grand tort qui se puisse en prenant les monades pour des éléments des corps, tandis qu'elles sont, en réalité, le fondement des phénomènes sensibles ; ils n'aperçoivent pas enfin (jue la Critique donne à l'idée de l'harmonie préétablie la seule acception légitime en montrant dans la constilution et les relations de nos facultés la source de cette harmonie sous ses diverses

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