‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 283 sur 345 · III, p. 558 sq · texte numérisé non relu

III, p. 558 sq

^. « Si quelqu'un crovait trouver un vice dans la philosophie de Platon ou de Leibmz, rindignation contre l'idée que quelque chose puisse être désapprouvé nnènie dans Leibmz serait ridicule Car ce (fui est philosophiquement irai, personne ne peut ni ne doit l'apprendre de Leibniz ; mais la pierre de touche qui est à la portée d'un chacun, c'est la raison humaine telle qu'elle est chez tous, et il n'y a pas d auteur classit/ue en philosophie. » Ueber eine Entdeckungy VI, p. 35, note.

LA CRITIQUE DE LA FACULTÉ DE JUGER BoQ

formes : prédéterminer cette harmonie dans les choses en prétendant en atteindre le fond, au lieu de la prédéterminer simplement dans notre esprit sans vouloir en saisir le principe inconnu, c'est, quand il s'agit des rapports de l'âme et du corps, tendre à 1 idéalisme et méconnaître cette vérité, que les sens sont nécessaires à l'entendement pour lui fournir une matière, (pie par suite le concours de l'entendement et des sens est indispensable pour la connaissance des choses données ; c'est, quand il s'agit de l'ordonnance générale du monde et, en particulier, de l'unité systématique des lois particulières, oublier que ce sont nos Aicultés qui en jugent, et qu'elles n'auraient pas à en juger si elles trouvaient devant elles cet arrangement tout fait ; c'est enfin, quand il s'agit de l'accord du règne de la nature et du règne de la grâce, s imaginer que ce sont là comme deux choses différentes qui se concilient d'elles-mêmes par leurs propriétés fondamentales, tandis que ce sont deux mondes relevant de principes irréductiblement distincts, dont l'union, contingente pour nous, ne peut s accomplir que par une Cause intelligente de l'univers. «Ainsi donc la Critique delà raison pure pourrait bien être la véritable apologie de Leibniz, même contre ses partisans, qui le glorifient avec des éloges •[:)eu propres à lui faire honneur*. »

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