I. V PlliLO<OPIllE PRATIOIE DE KA>'T
Des lors, puisque l'idJc du meilleur des mondes est bien fondée comme telle, il faut, soit renoncer à concevoir ce qu'a pu être le choix: de Dieu, soit admettre qu'il n'a pu être déterminé que par cette idée '. Que si l'on objectait que cette doctrine de la nécessité morale détruit la liberté en l'homme et en Dieu, on pourrait répondre que le sacrifice peut se faire sans regret d'une hberté telle qu'on l'entend, et qui n'est que le risque perpétuel de l'erreur et du mal. C'est au contraire un principe de joie que de se reconnaître citoyen d'un monde qui, dans son ensemble, ne peut être plus parfait, cpie d'avoir une place définie dans le meilleur ordre de choses qui soit concevable, que de comprendre le Tout comme la réalité la phis achevée, et ce qui arrive comme bon par rapport au Tout'. Ces Considérations sur roptiniisnie sont l'œuvre de Kant où sa pensée a été le plus entièrement dogmatique : diversement appréciées au moment où elles parurent', il n'est pas étonnant qu'elles aient été énergiquement désavouées plus tard de leur auteur '. Auprincipequi faitdépendre tout jugement sur les