II, p. 2'|9-25o
2. Publiées pour la première fois par Schubert dans le t. XI de l'édition Kosenkranz-Schubert, sous le titre : Hemerhangeii zu der Beobachtungen lihrr das (iefiïlil des Se ho ne n und Er/tahenen, reproduites dans le t. VIII de l'édition Ilartonstein (18O8), ainsi que dans le t. VIII de l'édition Kirchinannsousle titre : Fraginfntc ans doiu Xachlasse. Le premier éditeur a cru pouvoir faire un choix parmi les notes de kant : son œuvre sera donc à compléter et peut-être même à rectifier dans l'édition de l'académie de Berlin. Il reporte les réllexions cpi'il pul)lie aux années 1765-75 sans fournir de raisons à l'appui: la date initiale paraît très vraisemblable, la date finale plus arbitrairement choisie. Nous n'usons ici de ces fragments que pour représenter une suite d'idées de même sens, dont l'origine est certainement dans la période que nous étudions et qui a correspondu à un état de la pensée kantienne d'assez lone:ue durée. Sur cette influence de Rousseau, v. outre les écrits de Kuno Fischer, Dietrich, Hoffding, Foerster et Menzer précédemment cités : D.^ Nolen, Les maîtres de Kant : Kant et Rousseau, Revue philosophique, ÎX. p. 270- 298; H. von Stein, Rousseau und Kant, Deutsche Rundschau, LVI, p. 206- 217; Richard Fester, Rousseau und die deulsche Geschichisphilosophie,
jj(3 LA l'IlILOSOlMIlE l'UATIQLE DE KA>T
conviendrait lexpression fameuse, quil réveilla Kanl de son sommeil dogmatique. Si Kant, en eHet, avait deja éprouvé la dimculté de justifier par les procèdes du rationalisme ordinaire les concepts fondamentaux de la morale ' il nen avait pas moins admis pendant longtemps, sans la critiquer directement, une notion de la moralité qu'il re-ardait comme une donnée réelle, seulement mal expliquée. Celte notion supposait la supériorité de la pensée spéculative jusque dans Tordre de lactiou : elle tendait a représenter la science comme la vertu par excellence dont dérivent toutes les autres vertus : elle établissait entre les principes immédiats de la volonté morale et les vérités supra-sensibles qui paraissent en T'ire la justification suprême des rapports de signification avant tout intellectuelle, susceptibles d'être déterminéespar l'entendement ibeorique. Contre cette notion .p.'il avait reçue toute fiute, .,ui était dans le fond très étrangère à sa personnalité intime. Kaut réa-it vigoureusement, sous limpulsiou de llonsseau. « Je suis par'goùt un clierclieur. .le sens la soif de connaître tout entière, le désir inquiet détendre mon savoir, ou encore la satisfaction de tout progrès accompli. Il lut un temps où je erovais que tout cela pouvait constituer l honneur de lluuuanité. etje méprisais le peuple, qui est ignorant de tout. C'est Rousseau qui m'a désabusé. Cette illusoire supériorité s'évanouit : j'apprends à honorer les hommes ; et je me trouverais bien plus inutile que le com-
ch m D 08-86; IlônJing, /foM.w«H (Frommanns Kteikc-T), p. in ;
stiidicn 11 P I -2 1. Matthias Mcnn, //»mn«««'/Aa«(s .N/eHHHA;'-«'<a« t';,"; kL.«» ; J. Clark Murrav. ««».,;.««.• '- r;"«"' "' "'" '"'tnrv of'nhilosophy, Philosophical Kovicw, Mil, p. 6(nj-6 jO.
iCu are a conscience des difficullés spéculatives soulevées par l examen .le con^ts moraux on usage .lans l'école ^'^ ^V^^UT. élaU-cedeja en p^^^^^^^^ chez Kan comme Teffet visible de celle rénovation q... s opérait en lu du sens de la vie morl Cependant dans lécril sur VH.idrnrr, s. Kant repond au pro- Imn ri Ladém^ie en disant qu'il faut rap,.orler l.s concepts -0-- « 'ex, Véritable source, qui est le sentin.ent, il semble bien <iue -Ue concl^M Un est inspirée par les Anglais, et no.i par Rousseau, comme le soutient II. >on Slein dans l'article cite, p. 211-212.