‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 73 sur 345 · II, P · texte numérisé non relu

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5. Un terme comme celui de sentiment, plus facde à définir en ces matières par ce qu'il exclut que par ce qu'il implique, ne peut révéler sa signification

PUESSE>TIMENTS d'u>E METAPHYSIQUE NOUVELLE l45

la méiMphysicine de Wolff ruine su rloul un prétendu savoir (|in ne s nnposail que par une autorité intellectuelle Umi abstraite, tandis que la force intrinsèque des obU-ations et des croyances morales ramène la pensée aux sources de ses mspuations métaphysiques essentielles. A la fm de cette période il y a dans Tanie de Kant un réveil de plalomsme.

C'csl à ce inonic.l ,|ue les deux séries de réflexions aux.juclles Kant nvail élé conduit sur la science et sur k

positive que par l'usage ,,ui en est fait. Sur lusago nuVn » f»;, R„

M. ileiioiivior a . t non sans iuslesse • „ n., -.„ r i ^ r ? «ousseau,

grand tort, dont on serait ,2rr'irre"n ""

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clemenls de conscience nu fiifrpi.i ,U,^^ v^tv .• /^"' ^^"'i"er ae 1 un des

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nnor de ces denx sens d ot seulement an'o,, nJ l" . • •""""

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pour désigner la fainlté du jugenZt moral J"^ Hait . ™' ''' •'"'""""' tendance à déterminer cette faculté" olr /"» •' '"" *'P"' ^««^ '»

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morale, au lieu de continuer à se développer presque séparément, arrivent à se rencontrer par une sorte de convergence spontanée. Si l'on persiste à voir dans les Rêves cran visionnaire surtout une œuvre de critique négative, qui s'arrête seulement devant les droits naturels de la conviction morale, les idées catégoriquement rationalistes de de la Disserlalion de 1770 sont une surprise'. En réalité d y a eu un passage régulier de Tun à l'autre de ces ouvrages : avec le premier Kant conçoit pour lui-même que la niorale pourrait être positivement fondée, si l'anirmation d'un monde intelligible pouvait être rationnellement justifiée ; mais il a conscience que cette justification rationnelle lui manque, définitivement ou provisoirement ; avec le second il se croit à même de la fournir. Quel obstacle dans l'intervalle avait-il fallu lever ."^ Ce ne pouvait être que ce dogmatisme, avoué ou non, de l'expérience sensible, qui produisait selon les cas deux tendances opposées, d'un coté

moral, même dans les devoirs envers soi-même, se considère dans rimmanilé et se iuge, en tant qui! a part à Thumanilo. La faculté qu a 1 homme de ne pouvoir ui-er le particulier que dans Tuinversel est le sentiment (^r/s ScfiUnient) La svmpathie en est tout à fait distincte, et elle ne se rapporte qu au particulier, quoique elle s'v rapporte chez autrui ; on ne se met pas dans 1 .dee du Tout, mais à la place d'un autre. » Extrait de Réflexions de Kant encore inédibes, communiquées par Bcnno Erdmann à Foerstcr : Der EntmcUungs- »nng der kantischen FAhik, \^. 20^.

, Pour écarter cette surprise, plusieurs hypothèses ont e te proposées. Alenlionnons celle de Windelband {Die .erschiedenen Phasen der kanlisclien Leine soni Din^i au sicli, Vierteljahrsschrilt fur wissenschafll.che l hilosophie. L p. 233-339; Geschic/ite der neuren Philosophie W, i»{<o, p 3o sq ^ d'après laquelle la lecture des yous'eaiix Essais de Leibniz, parus pour la première fois en 17O5, aurait ramené Kant à un rationalisme qu .1 avait senti plus i«-ofond et plus décisif que celui de 1 école wo ffienne^ \ aihinger (Coinnientar, I. p. A8, IL p. ^.29) se rallie à cette hyi-othese. Benno Erdmann la repousse {Kanls lîefiexwnen, H. p. M-yn.) e" raison de la différence qu'il y a entre la doctrine leihniziennc et les idées de \^ Dissertation sur le fondement de la distinction des deux mondes ; et il est bien certain qu'établir ce fondement a été l'objet principal des pense^es de Kant a cette époque. V. encore là-dessus, Vdickes, Kant-Stiidien. p. i52 sq. Ce qui parait plus juste, ce que soutient Adickes et ce que ne contredit pas Benno Lrdmann, c'est que la lecture des Nomeaux essais a pu renouveler et forlilier dans Kant la notion d'une connaissance pure et de principes a priori ; mais l élaboration de la forme spécifique de son rationalisme l'a vraisemblablement beaucoup plus préoccupé alors que la simple acceptation du rationalisme en général.

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rRESSEMTME>TS d'u^E METAPHYSIQUE iVOUVELLE 1^7

la tendance à soutenir que le monde donné est la mesure du connaissable et du concevable, de l'autre la tendance à user plus ou moins inconsciemment des figures et des notions suggérées par les sens pour représenter le monde intelligible. Mais pour renverser ce dogmatisme il fallait autre cbose qu'un acte de foi arbitraire, ou qu'un vague sentiment des limites de l'expérience. C'était précisément le grand défaut de l'école wolfïîenne que de n'avoir pas su approfondir la distinction qu'elle établissait, selon la tradition platonicienne et métapliysique, entre une partie empirique et une partie pure de la connaissance, que de l'avoir })ien souvent elle-même elFacée par une application banale du principe de continuité, que de l'avoir réduite à n'être qu'une dilTérence de clarté dans la perception des objets. Supposons au contraire que l'on découvre des conditions de l'expérience sensible, qui du même coup en limitent strictement la portée, et l'empêcbent d'étendre au delà d'elle son mode propre de connaissance : des lors les concepts intellectuels, purs de tout mélange, exempts de toute fausse application, reprennent leur valeur originaire ; il V a deux mondes véritablement distincts sans communication équivoque de l'un à l'autre. Or ce résultat d'extrême importance était préparé par la tlièse purement spéculative soutenue dans le petit écrit de 1768, sur le Fondement de la différence des régions dans l'espace \ Kant y allirmait, en vertu de considérations géométriques, qu'il y a un espace absolu, ayant une réalité propre, à tel point distincte de l'existence des corps, qu'elle est la condition [)remière sans laquelle les corps ne pourraient ni être donnés, ni être en rapport les uns avec les autres ^ : ainsi les déterminations de l'espace ne dépendent plus des positions des parties de la matière, mais les positions des parties de la matière dépendent des déterminations de l'espace ^ ;

1. Von deni ersten Grande des Unterschiedes der Gegenden im Baume.

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