‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 90 sur 345 · LES LEÇONS SUR LA METAPHYSIQUE · texte numérisé non relu

LES LEÇONS SUR LA METAPHYSIQUE

ces de nature « pathologique » . a Nous devons donc concevoir un sentiment, mais qui ne nécessite pas palliologiquement, et ce doit être le sentiment moral. On doit connaître le bien par lentendement, et toutefois en avoir un sentiment. C'est là sans doute quelque chose qu'on ne peut pas bien comprendre, sur quoi il y a encore matière à discussion. Je dois avoir un sentiment de ce qui n'est pas objet de sentiment, de ce que je connais objectivement par l'entendement. 11 y a donc toujours en cela une contradiction. Car si nous devons faire le bien par le sentiment, nous le faisons alors parce qu'il est agréable. Or cela ne peut pas être : car le bien ne peut affecter en rien notre sensibilité. Nous appelons donc le plaisir que nous cause le bien un sentiment, parce que nous ne pouvons pas exprimer autrement la force subjectivement excitante qui résulte de la nécessité objectivement pratique. C'est un malheur pour l'espèce humaine que les lois morales qui sont là pour nécessiter objectivement ne nous nécessitent pas subjectivement aussi en même temps. Si nous étions nécessités subjectivement aussi en même temps, nous n'en serions pas moins tout aussi libres, puisque l'action de cette nécessité subjective dérive de l'objective' . »

La liberté psychologique ou pratique suffît à garantir la morale: ce n'est donc pas un intérêt moral, c'est un pur intérêt spéculatif cpii porte à s'élever au-dessus de ce qui est proprement pratique, qui fait poser par delà la question déjà résolue de la liberté psychologique, c'est-à-dire de la liberté spéciale au vouloir, la question de la liberté transcendantale, c'est-à-dire de la causahté absolue du moi dans son essence'. De même que kant, après avoir déclaré que nous percevons immédiatement en nous par l'intuition interne le moi substantiel et type de toute substantialité ,

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