‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 89 sur 345 · Vorlesungen ilber die Metaphysik, p. iCa · texte numérisé non relu

Vorlesungen ilber die Metaphysik, p. iCa

LES T,EÇONS SIR LA MKTAPinSlQlE

pulsions sensibles ; le triomphe de l'entendement sur la sensibihté, voilà la hberté \ a Le hbre arbitre, en tant qu'il agit selon des motifs de l'entendement, c'est la liberté, qui est bonne à tous les points de vue ; c'est la liherias absoluta, qui est la liberté morale". »

D'une façon plus exacte, les motifs fournis par l'entendement à la faculté de désirer sont de diverse nature et expriment diverses espèces de cette nécessité qui, s'imposant idéalement à nous et acceptée par nous, est la hberté. La nécessité pratique se distingue en nécessité problématique, nécessité pragmatique et nécessité morale. La nécessité problématique est celle qui impose l'emploi d'un moyen sous la condition d'une lin particuhère voulue par nous ; la nécessité pragmatique est celle qui impose l'emploi d'un moyen par rapport à ce qui est la fin générale de tout être pensant : la nécessité morale est celle qui impose un usage du libre arbitre, non pas comme un moyen par rapport à une fin, mais pour sa valeur intrinsèque absolue. Ces différentes sortes de nécessité se traduisent par des impératifs dont la commune signification est que l'action doit se faire, qu'il est bon quelle se fasse '. Mais comment cette nécessité tout objective devient-elle en nous motif déterminant.^ C'est là un problème, dont nous avons vu, d'après une lettre à Herz, que kant se préoccupait ; la solution qu'il indique ici, plus hésitante que celle qu'il donnera plus tard, l'annonce néanmoins très clairement. Quand le sujet moral se porte à une action uniquement pour cette raison que l'action est bonne en elle-même, on peut appeler sentiment moral la force qui le détermine, et ce sentiment doit se trouver en lui toutes les fois qu'il accomplit le bien. Mais ce sentiment, pour être tel, ne doit pas se détacher des motifs rationnels dont il est l'expression subjective, c'est-à-dire qu'il ne doit pas nous gouverner par le plaisir ou la peine, pardesiniluen-

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