m, p, 259-260; p. aO.VaOO
jols de pensée en général'. De ces trois idées, ràinc, le monde, Dieu, nous ne pouvons tirer aucune connaissance proprement dite ; mais outre qu'il y a un intérêt théorique à développer la connaissance comme si les états internes dérivaient tous d'une substance simple existant en ellemême, comme si les phénomènes naturels devaient se ramener les uns aux autres de façon à fournir des déterminations causales complètes, comme si tous les objets donnés ou concevables formaient une unité absolue dépendant d'une raison originelle et créatrice, cet intérêt théorique laisse apercevoir un intérêt pratique essentiel ; personnalité, causalité libre, finalité, tels sont les aspects sous lesquels l'idée psychologique, l'idée cosmologique, et l'idée théologique se rapportent directement au système de la vie morale.
A dire vrai, dans la première édition de la Critique, — et ceci est une marque de rinachèvement de la doctrine, — la signification pratique de la notion de personnalité est insuffisamment dégagée de l'examen des paralogismes de la psychologie rationnelle". Kant signale surtout les tendances et les convictions morales qui cherchent dans la connaissance dogmatique de l'âme une garantie aussi illusoire qu'inutile pour l'indépendance de la vie spirituelle à l'égard de ses conditions matérielles, et pour la continuation de notre existence après la mort ; ces tendances et ces convictions tirent d'ailleurs leur force et leur valeur ; elles ne peuvent trouver tout au plus dans la Psychologie rationnelle qu'un secours négatif, contre le dogmatisme matérialiste qui les attaque ^
Avec l'explication de l'idée cosmologique et de l'anti-