III, p. SaG
H . IJI, p. ,JAU
a. III, p. 529 ',. III, p. 371
ce qui esl pratique \ » La liberté pratique, ou faculté de se déterminer indépendamment des impressions sensibles, (("peut être démontrée par l'expérience ^ ». (( Nous la connaissons par l'expérience, dit encore Kant, comme une des causes naturelles », et nous n'avons pas à nous préoccuper de savoir si ce cjui s appelle liberté par rapport aux impressions sensibles ne pourrait pas à son tour être appelé nature par rapport à des causes plus hautes et plus lointaines. On dirait qu'ici la pratique commence à nous-mêmes, à cette expérience directe de la moralité que Kant nous attribue et qui se manifeste par la résistance à nos jDencbants. La Dialectique avait sans doute autorisé une notion empirique de la liberté ^ dans laquelle devait être compris le contenu psychologitpie du vouloir humain : mais elle n'avait pas admis que, sans l'idée, cette notion pût fonder tout un ensemble d'afîirmations corrélatives.
Ce défaut de correspondance, ou même ce désaccord entre la doctrine de la Dialectique et celle de la Méthodologie tiennent sans doute à 1 indécision, parfois illogicpie, avec laquelle Kant se représente encore la loi morale. Si l'on peut écarter le problème de la liberté transcendanlale, c'est c^ue, suivant lui, au point de vue praticjue, nous ne demandons en premier lieu à la raison que la règle de notre conduite * : or, t|uel(|ue impérative (ju'elle soit, la règle ne nous élève pas à la source pure de toute spontanéité. Si d'autre part l'on peut invocjuer en faveur de la liberté pratique le témoignage de l'expérience, c'est que nous constatons en nous le pouvoir de ne pas nous laisser déterminer par ce (pii attire immédiatement nos sens, c'est-à-dire (( une faculté de surmonter, au moyen des représentations de ce (pii est utile ou mnsd)le même d'une façon éloignée, les impressions produites sur noire faculté
i. III, p. 53i.